Bebert a trouvé le livre d’Anthom, je lui prête donc mes pages pour qu’il prenne la suite :

« Les vignerons sont des bienfaiteurs de l’humanité, des trésors nationaux qu’il faudrait honorer au même titre que les musiciens, les peintres ou les poètes. Je les regarde comme des confrères tant les affinités sont criantes entre l’homme du livre et celui du vin. Une année de labeur patient, de soins méticuleux, les mêmes inquiétudes pendant la gestation, des orages, des coups de grêle, des gelées tardives, des périodes de sécheresse… Taille, désherbage, amendement, biffures, rectifications sont des besognes que le vigneron et l’écrivain accomplissent également jusqu’au moment de la mise en bouteille ou du brochage. Les livres paraissent enfin et les étiquettes sont collées. Dans les deux métiers, il est question de tirage. Et puis, l’enfant vous échappe, les critiques encensent ou éreintent, c’est le succès ou la déconvenue. Foires et salons, distributions de prix et de médailles, traductions en langues étrangères et exportation
. La mise en vente d’un millésime, c’est la rentrée littéraire des vignerons. Les buveurs et les lecteurs attendent la nouvelles cuvée. Avec les années, certains se fidélisent, les déçus se détournent et reviennent parfois. »

Désolé, mais ça parle encore de pinard…