“Sale mec”. Voilà donc les deux petits mots qui mettent toute la droite en émoi. Qui plus est, apparemment prononcés dans un contexte qui désamorce vachement “l’insulte”. Je passe sur les noms d’oiseaux à l’encontre du coupable du jour, depuis des mois, il en a pris,  directement, plein la poire. 
Mais plus généralement, j’avoue que de la part de ces gens qui sont une insulte à la classe et au bon goût depuis toujours, tant dans leur vocabulaire, dans leur style, que dans leur façon d’être, s’offusquer d’un “sale mec”, quand bien même il aurait été adressé à qui vous savez, je trouve la chose plutôt cocasse. 
Alors j’hésite. Le syndrome du “Ptit Nicolas” : “Mais euh, m’dame, y’a François y m’a traité”
Ou le syndrome de l’école de Neuilly, d’où l’on sait que certain maire de l’époque s’était illustré par un courage sans borne pour aller négocier avec le preneur d’otage et en retirât une aura sans comparaison, qui fait que fort de son succès, il surfe sur la vague, et reste donc aux commandes d’une.. cour de récréation (ce qui nous ramène à la proposition précédente).
A moins que plus simplement, il ne soit plus facile, pour éviter de faire campagne, de reprocher n’importe quoi à l’autre, de mobiliser son temps de parole en explications hors sujet pour mieux lui reprocher de ne pas s’exprimer sur les thèmes de campagne.
Les mêmes d’ailleurs parlent beaucoup du manque de propositions du candidat (des candidats en général d’ailleurs), mais le leur n’étant même pas déclaré, il me semble qu’ils balayent un peu tôt devant la porte des ptits copains. Le premier qui m’explique que la campagne est dans l’action du gouvernement, je lui réponds alors qu’il va falloir sérieusement songer à passer quelques frais “officiels” au compte du candidat, parce que le but, là, c’est entrer dans le jeu le plus tard possible, tout en préparant au maximum le terrain aux frais de la princesse. Le diadème nous va si bien… 
Déjà, quand mes enfants étaient petits, j’avais du mal à supporter les cris, les caprices, les chouinements de la cour de l’école. Mais alors là, ça me manque franchement. Parce qu’au moins ils avaient entre 6 et 10 ans, et à cet âge là, c’est un comportement acceptable, voire normal. A la cinquantaine bien sonnée et à la tête de l’Etat, ça me semble déjà plus inquiétant. 
En tout cas, nous sommes fixés, ces présidentielles se présentent par le siège… Nous revenons au fondement. Normal, pour une bande de t…. d. c..
Sinon, vous connaissez un pays sympa, accueillant, où les gouvernants gouvernent, avec plus ou moins de succès, mais au moins un minimum de sincérité et sans (trop) prendre le ptit peuple pour ce qu’il n’est pas ? Accepte toute offre sérieuse pour peu que convenablement rémunérée.