La vie, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber.

Chaque matin, je vis ça, en vrai. Chaque jour se suit (oui, je vous livre ici un scoop, les jours se suivent !). Chaque jour se suit, et chaque matin, je joue à la loterie. 

Démarrera ? Démarrera pas ? Normalement, du moins, autant que ça puisse l’être, si j’ai roulé la veille, ou l’avant veille, elle démarre. Après un petit soubresaut étrange, genre je meurs, ah non, tiens, en fait, je vis, aller, hop, on est parties ! Mais parfois, pour peu que j’ai voulu, comme hier soir, tenter de redémarrer juste après m’être arrêtée, elle refuse de repartir sans avoir au préalable été dûment raccordée à la batterie de la Honda fraternelle… On ne compte plus les démarrages conjoints depuis des semaines. Fort heureusement, j’ai un frangin fort patient. 

Bref.

Nous voici à ce lundi matin. Froid, glacial même. Déjà, c’est lundi, mais en plus la météo s’en mêle. Je descends, juste à l’heure, pas de marge. Je monte dans la ouature. Je tourne la clé. J’attends le voyant de préchauffe. Je tourne la clé. Peuf, peuf… peuf …. …. peuf, façon j’ai plus de jus. Et merde ! De désespoir, de ras-le-bol, je reste, la tête appuyée sur le volant, clé sur go, pied sur la pédale d’accélérateur, genre, ok, je tue la batterie, au point où on en est. Et là. Vroum ! Uh ? Oui oui, vroum ! Bon ben c’est cool, je serais à l’heure. A l’heure de repartir ce soir, j’ai espéré qu’elle reparte “normalement”. Et bien, même punition, à l’instant où le peuf sent l’agonie, le moteur part ! Je n’y comprends plus rien, si tant est que j’y ai compris quoi que soit jusque là… Il va tout de même falloir que quelqu’un trouve ce qu’elle a ma petiote, je ne peux pas me permettre de rester comme ça. En plus, elle doit passer son contrôle vite vite. C’est délicat de l’emmener avec des câbles et de les laisser se démerder. 

Je prendrais bien un petit miracle là, mine de rien.