J’aime les administrations ! Si si !

Quand je m’y déplace, je suis souvent bien reçue. Et même, j’attends rarement trop longtemps avant d’être reçue. Siiii, j’vous jure ! Bon, en même temps, je m’organise, j’évite les heures de pointes, tente de viser soit entre midi et deux quand c’est ouvert, soit à l’ouverture de l’après-midi (je ne suis pas une lève tôt, surtout quand c’est pour un truc fatalement ch*ant).

Bref, sur les gens qui y travaillent, je n’ai rien à redire. Sur l’organisation globale des trucs, c’est déjà un autre problème.

Commençons par celui qui va vite et bien : les impôts. Je n’y vais même pas, je fais mon petit courrier gentil, avec toutes les références possibles, comme ça, ils ont forcément la bonne. Et puis polie, hein, c’est un être humain qui va traiter le dossier, faudrait voir à pas l’oublier. Je reçois en général quelques jours après une réponse polie aussi de la dame (bon, dans l’absolu, ça peut être d’un monsieur sans doute, mais il se trouve que je n’ai eu que des dames qui se sont occupées de moi au fil des ans), dans laquelle on me donne la liste des pièces à fournir, pas plus de trois ou quatre feuilles. Je fais mes copies, je renvoie, et j’attends gentiment la réponse après étude consciencieuse de ma demande. Si j’ai quand même besoin d’une précision, un ptit coup de fil, j’ai directement la personne en charge du bazar, gentille, qui dit bonjour, réponds, au revoir, merci et ce genre de truc. Ah, et c’est un numéro de téléphone normal, qui tombe dans ta trésorerie, qui n’est pas surtaxé et qui te permet de joindre vraiment celui qui va mettre le nez dans tes affaires, ou au pire son collègue en cas d’absence (auquel cas, on te présente des excuses parce que tu n’as pas le correspondant prévu !!). Pourvu que ça dure, ils sont au top !

Le pôle-emploi : côté accueil et attente, rien à dire. Les gens y sont agréables, et si on attend parfois un peu si l’on a pas rendez-vous, ça reste toujours du domaine de l’acceptable. La plupart du temps, on repart avec la réponse qui va bien. Bon, par contre, le téléphone, c’est un serveur… même pas en rêve ! Ensuite. Ensuite il y a les différents dossiers à remplir. A l’inscription. Certaines pièces sont télétransmises. Quand, c’est plus ou moins un mystère, comment (en terme de qualité de l’information… hum, mieux vaut s’assurer que tout va bien). On remplit tant bien que mal les cases, en compagnie de l’agent qui vous reçoit. On papote gentiment, et on attend les courriers. Pis un jour, au bout de 7 ou 8 mois, d’un coup, vlà que l’ordi te dit que tu lui dois des sous. Glups. Tu as une gentille copine dans la maison, elle se penche sur le problème, met même à contribution un collègue pour comprendre. Verdict, y’a un problème, ramène donc toutes tes fiches de salaire de ces derniers mois, qu’on vérifie. Je ramène, je suis reçue par une dame gentille (mais debout), et on pointe. Ah ben la voilà l’erreur ! Télétransmissions de merde ! J’t’essplique : j’ai bossé pour une seule et unique boîte via une agence intérim. Mais via plein de petits contrats pour remplacer Pierre en vacances, Paul malade, ou Géraldine en formation. Et puis certains mois n’étaient pas entiers. Sauf que l’agence interim, dans sa télétransmission, ça donne par exemple : du 1er au 31 octobre : 70 heures. Alors que toi, tu as travaillé gentiment du 7 au 21, disons. Ben en indemnisations, 70 heures en 31 jours, ça fait pas du tout pareil que sur 14 jours !! Ton salaire, on le déduit des journées indemnisées : un jour travaillé = un jour en moins payé au chômage. Alors forcément, au bout d’un moment, l’ordinateur, il te dit qu’il y a un problème rapport au nombre de jours qui va pas… Au final, elle a tout recoché à la main. Vérifié (deux fois) (toujours debout, moi aussi), et la bonne nouvelle est tombée : non seulement je ne leur en dois pas, mais ils ont même un petit retard léger. Ouf. On en est sorti, non sans mal. Merci madame, au revoir et bonne journée. Mais vlà que dans la foulée, tu vas changer de statut : fin des droits à indemnités chômage. Tu dois donc remplir une demande d’ASS (Allocation Spécifique de solidarité, je vous donne pas le montant, c’est à pleurer). Pour se faire, joindre les justificatifs de tes activités des DIX dernières années ! Putain de bordel à chiotte ! Rien que ça ! Au passage, ce genre d’information a été transmise à mesure de mes diverses inscriptions. Sauf que… on les garde pas ou pas sur place, j’en sais rien, ou c’est pas le même service, toujours est-il qu’il faut repartir dans tes archives (et c’est pas que je sois bordélique, mais si, un pue quand même). Et surtout, j’ai eu de multiples emplois, de multiples employeurs, et ma foi, j’ai beau avoir de la mémoire, je ne garantis pas de me souvenir vraiment de tout le monde ! Et tu renvois donc un dossier genre annuaire un peu. Mais bon. Faut ce qu’il faut pour essayer de bouffer un peu. Oh jôa, tu rentres dans les cases, et tu reçois un petit courrier qui te dit avec quoi il va falloir vivre. Euh, c’est tout ? Ah. Bon. (tiens, j’avais un moral, où qu’il est parti ?? petit ! petit ! petiiiit !). 

Alors là, tu vas à la CAF pour voir si par hasard tu as une chance de réussir à survivre ou si tu poses ton préavis de départ de l’appart de suite. Et rebelote (bon, coup de bol, j’ai fait ça en sortant du pôle-emploi voisin, j’avais donc ce qu’il fallait, sauf un truc, mais le monsieur a fait confiance à ma mémoire, merci à lui !). Je n’ai pas attendu plus de 5 minutes, j’ai été accueilli fort convenablement. Bon, j’ai un peu eu envie de mourir vu les réponses apportées, mais ça, il n’y est pour rien le jeune homme… 

Y’a eu la sécu aussi. Un peu d’attente pour qu’on me reçoive une première fois. Pour me donner un rendez-vous avec la liste des pièces à fournir sur les 12 mois précédents. (fiches de salaire + indemnités chômage + quelques pièces genre jugement de divorce, livret de famille, etc…). Mon imprimante est tombée en panne (d’encre). Alors j’y suis allée avec les originaux (et les trois copies que j’avais eu le temps de faire). J’ai moins attendu (presque pas en fait), la dame était charmante, vraiement adorable. Et en plus elle est allée faire la trentaine de copies nécessaires ! Et ben heureusement que je lui ai laissé ce soin, parce que là, par contre, trop riche, pas de CMU. Ben tant pis hein, je vais continuer à payer mes lunettes et celles des enfants toute seule. Quand je pourrais. Ou ils se les paieront quand ils seront dans la vie active, parce que d’ici là, je ne promets rien. 

Et puis voilà que se profile une formation qui te plairait bien, alors tu demandes. Tu es convoquée pour le recrutement. Même que ça se passe bien et qu’on accepte que tu viennes participer. Youpi. Maintenant, il faut monter un dossier pour se faire payer un peu pendant la formation. La dame elle avait dit “vos certificats de travail justifiant de x heures/1 an, ou xxxheures sur deux ans”. Bon, ça va, ça, c’est pas trop dur. 

Je reçois aujourd’hui les papiers. Ah ben non, faut les certifs + les fiches de paie (je vous refais pas l’explication, mais en interim, y’a PLEIN de fiches de paie de DEUX feuilles !). Et j’ai été prévenue le jour du recrutement : faites les copies, on a pas ce qu’il faut ici ! Ah. Bon, ben j’irai les faire au pôle emploi, zut à la fin, je ne suis pas imprimeur moi !

Alors qu’en vrai, si tous ces gens avaient moyen d’accepter des pdf, j’aurais sur moi constamment une clé USB avec toute ma vie rangée dans des ptits dossiers où il n’y aurait plus qu’à se servir (bon, d’ac, je les enverrais par mail, des fois que ma clé soit vérolée…. foutus PC, ils ont peur d’attraper la grippe ou bien ?). A l’ère de la dématérialisation, le papier a encore de belles heures devant lui ! 

(Et la meilleure, c’est qu’il y a fort à parier que les copies indispensables finissent à la corbeille, scannées pour archives si on a un peu de chance - mais pas réutilisables pour autant). Pffff.