Sujet Verbe Complément

Question du lendemain

Le stress de la demoiselle de petite vertu, c'est la compression ?
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Question du soir

La conspiration est-elle une respiration mal placée ?
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Ce matin, je me suis levée de bonheur

Le bonheur vient-il de ces deux mots : la bonne heure? Cela voudrait-il dire qu'il vient toujours à la bonne heure? Le bonheur est-il ponctuel?

La réponse est non, et il m'a même posé un lapin !


Voilà donc de quoi clore en beauté les
sabliers d'automne. Bon ok, pour la beauté aussi on repassera... Ce n'est pas grave, l'essentiel, c'est de participer.
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Mais que fait la police ?

Le sablier d'automne du jour.

Je n’ai pas de mot. C’est rare. Mais c’est ainsi. Ma colère est au-delà des mots.
Pourtant il en faut pour me couper la chique. Beaucoup ont essayé, rares sont ceux qui y sont arrivés. Mais là, tout de même, je sèche. Comment est-ce possible ? Non, vraiment, c’est impossible. J’ai beau me pincer, je ne rêve pas. J’ai même pris une douche froide, moi qui n’aime que l’eau très chaude. Mais il a pourtant fallu se rendre à l’évidence.

Quelqu’un a pris mon dernier chewing-gum !
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En grève

A cause de cet ignoble individu, je me plie au petit jeu du sablier d'automne.

Je n'ai plus l'habitude de travailler en entendant des sons humains autour de moi.
Je n’ai plus l’habitude de travailler tout court. Ai-je jamais travaillé d’ailleurs ? Mon dernier souvenir c’est ce rouet. Qui tourne, la laine qui file entre mes doigts blancs. Le couic couic du mécanisme. Le chant d’un oiseau par la fenêtre. Et plus rien. Le noir. J’ai l’impression qu’un siècle est passé. Le silence, si assourdissant, pour seul compagnon.
Et me voilà, étreinte, éveillée, des bruits plein la tête. Entêtants. Enivrants. Epuisants. Son souffle me brûle les tympans, les battements de mon propre coeur résonne dans mes tempes.
Je suis là, assise sur un lit qui doit être le mien, dans des bras inconnus. Et j’ai tant de choses à faire. Mes oreilles sifflent de tant de sons si soudains. Mes yeux brûlent de tant de lumière. Comme si ils avaient oublié qu’ils avaient vu autrefois.
Les odeurs m’écoeurent, trop nombreuses, trop fortes. Mon cerveau est assailli, il n’arrive plus à comprendre, analyser, trier. Je suis perdue. Mon coeur bat plus fort, mon corps tout entier tremble de terreur. J’ai la sensation qu’on vient de lâcher un barrage d’eau sur moi, qu’il va m’engloutir, à jamais. J’ai les idées embrouillées. Je ne sais pas qui je suis, où je suis, ce que je fais là.
Il faut que tout cela cesse. Vite. Je me dégage et me précipite vers la fenêtre. Et je m’envole. Et je tombe. Tombe. Tombe. Tombe.

AIE ! Merde, je suis tombée du lit. Et je me suis piquée le doigt en dormant, sur ma broche qui s’est détachée. Merde, je me suis encore endormie toute habillée. Quelle heure est-il ? Oh putain ! Je suis encore à la bourre. Dehors déjà j’entends les klaxons des voitures. L’heure de pointe est déjà là, mon bureau est à l’autre bout de la ville. Oh fais chier, les grèves, toujours, depuis trois semaines maintenant. J’entends les premiers piquets de manifestants dans la rue derrière. Les sirènes des flics déjà. Et mon bureau qui fait face à la préfecture. On en a pour la journée de ce capharnaüm ! Les cris, les chants, la musique, les slogans scandés en coeur, les pas des CRS sur les pavés, le bruit des matraques sur les boucliers. Puis les affrontements. Les téléphones qui sonnent plus que jamais, sont pas en grève, eux, les clients non plus. Les imprimantes qui impriment, les machines à café qui nous maintiennent debout comme elles peuvent. Mes collègues qui ne se taisent jamais, se racontent leurs mésaventures du jour, répondent à leurs appels, tapotent sur leurs claviers, jouent avec leur stylos. Tirent leur chaise, la rapproche. Grognent, râlent, ronchonnent. Les portes qui claques, les fenêtres qu’on ouvre parce qu’on étouffe (la clim est en panne, les réparateurs en grève, forcément), puis qu’on ferment parce que c’est insupportables. Puis qu’on calfeutre à l’heure des lacrimos.
Puis le calme dans la rue. Un instant. Juste un instant. Sitôt celle-ci nettoyée de toute présence, commence le ballet des engins de nettoyages, les carshers, les balais, l’armée qui remplace les employés de mairie en grève aussi. Et les premières voitures arrivent. Vite. Les freins couinent, les tôles se froissent parfois, les places sont chères, premier arrivé, premier servi. les portes de l’ascenseur, celle de l’escalier, les bureaux sont envahis de la horde de pigistes, reporters, photographes qui nous amènent la récolte du jour. Ils jouent des coudes pour être devant, le premier qui vendra ses clichés, se bousculent, s’insultent. Une vague humaine qui déferlent sur nous comme un tsunami.
Il faut orienter, regarder, trier, négocier, pousser un grand coup de gueule pour tenter de remettre un semblant d’ordre. Puis rédiger, faire les maquettes, relire, corriger, composer, vérifier, vérifier encore, discuter des meilleurs choix. Puis enfin, valider. Et rentrer, comme on peut. Se coucher. Dormir, habillée encore. Pas le temps, pas l’envie, pas le courage ne serait-ce que de manger. Demain est un autre jour, en tout point semblable à celui-ci.
Je ne supporte plus de travailler dans tout ces bruits humains.


Bon, ben ça c'est fait. Vais aller noyer ma honte dans un café tiens.

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