En progrès constant (ou pas)
Retour sur les bancs de l'école
10 09 2007 20:50
Aller, je râle encore un peu sur le dos de
l'éducation nationale.
Primo, la couverture des livres. Les fabricants de plastique ont eu, il y a quelques années, le bon goût de fabriquer une couverture autocollante repositionnable. Avec le papier de protection quadrillé, permettant de couper droit et à la bonne taille dès qu'on a pris les repères. Rapide, efficace. A la fin de l'année, j'eus le plaisir de constater que pour une fois le publicitaire n'avait pas menti. A l'heure du décollage, l'ensemble se retire très facilement, sans abîmer le livre.
Et bien vous savez quoi ? L'an dernier nous nous vîmes signifier que l'usage de ce type de produit était prohibé. Totalement interdit.
Ok, on ressort le bon vieux rouleau, le scotch, les contorsions et autres agacements pasque figurez-vous, ça glisse le plastique pas collant !
Mais alors, cette année, je dois en plus affronter le manque de suite dans les idées des éditeurs ET de ceux qui sélectionnent les manuels scolaires au ministère (ou au rectorat, ou là où ça se décide, peu importe).
Je vous présente le livre à rabat intérieur, recto et verso.
L'ensemble étant plus large qu'un rouleau de plastique. Et pas de miracle si l'on veut que ça tienne, faut scotcher. Partout. Je les ...conchie. Voilà.
Il devient compliqué, à l'heure des couvertures et cartables souples, et en respectant les règles infantiles qui nous sont fixées, de rendre le matériel en bon état en fin d'année.
Dois-je m'étendre sur les ordres de la prof d'anglais à notre endroit ? Le cahier commence par un petit mot pour les parents : nous devons chaque jour faire réviser par écrit la leçon du jour. Corriger. Et faire faire des lignes pour chaque mot mal écrit. Nous devons également faire réciter par coeur la-dite leçon. Bilan du jour : leçon rapide, travail à la maison : 30 minutes. Après en avoir passé autant à découper le cahier de leçons, pour faire des intercalaires en quelques sorte. Pourrait-on dire à cette nana que le prof c'est elle, et que les classeurs existent ? Parce que si j'y vais moi-même, je crains de perdre mon calme. D'abord, parce que je n'ai rien contre faire travailler ma fille à la maison, mais si je dois donner chaque jour 30 minutes à chaque matière du jour, et donner des "punitions" que je dois bien sûr contrôler et réitérer jusqu'à ce quemort
s'ensuive ça lui soit rentré dans le crâne,
c'est à dire restituer autant à l'oral qu'à
l'écrit, il va falloir rallonger les journées. Ou
me trouver un mari riche. Pasque madame qui nous
donne du boulot à nous parents, qui avons besoin de
consignes précises pour faire travailler nos
petits, je t'annonce que le jour où je retrouve du
travail, tes consignes, tu sais où tu vas te les
mettre ? Non ? Cherche un peu, je suis sûre que tu
vas trouver ! Je promets que si ma fille est
bilingue en fin d'année, je retirerais
l'intégralité de mes propos.
Ah, au fait : son père sera juste incapable de faire ça. Donc deux jours par semaine, les leçons par coeur complet, tu oublies madame la prof d'anglais.
J'ai un grand respect pour l'enseignement en général, et les profs en particulier. Malgré le peu de bienfaits qu'ils m'aient procuré. Mais ça ne m'empêche pas de penser que parfois, y'a des connexions qui se font mal quelque part.
J'ai un sainte horreur du par coeur qui sert pas à grand chose. Et j'ai pas oublié que l'école ne m'a pas appris le tiers de ce que je sais. Et que si aujourd'hui je lis Harry Potter dans le texte, c'est grâce à ce que j'ai appris toute seule.
Comme à peu près tout le reste.
Quand je vois non seulement ce qu'on nous demande, mais surtout la façon dont on nous le demande, j'ai vraiment l'impression qu'on me traite comme mes gosses. C'est cool, dans deux ans, je repasse le brevet, dans 5 le bac, et dans dix je suis ingénieur.
Primo, la couverture des livres. Les fabricants de plastique ont eu, il y a quelques années, le bon goût de fabriquer une couverture autocollante repositionnable. Avec le papier de protection quadrillé, permettant de couper droit et à la bonne taille dès qu'on a pris les repères. Rapide, efficace. A la fin de l'année, j'eus le plaisir de constater que pour une fois le publicitaire n'avait pas menti. A l'heure du décollage, l'ensemble se retire très facilement, sans abîmer le livre.
Et bien vous savez quoi ? L'an dernier nous nous vîmes signifier que l'usage de ce type de produit était prohibé. Totalement interdit.
Ok, on ressort le bon vieux rouleau, le scotch, les contorsions et autres agacements pasque figurez-vous, ça glisse le plastique pas collant !
Mais alors, cette année, je dois en plus affronter le manque de suite dans les idées des éditeurs ET de ceux qui sélectionnent les manuels scolaires au ministère (ou au rectorat, ou là où ça se décide, peu importe).
Je vous présente le livre à rabat intérieur, recto et verso.
L'ensemble étant plus large qu'un rouleau de plastique. Et pas de miracle si l'on veut que ça tienne, faut scotcher. Partout. Je les ...conchie. Voilà.
Il devient compliqué, à l'heure des couvertures et cartables souples, et en respectant les règles infantiles qui nous sont fixées, de rendre le matériel en bon état en fin d'année.
Dois-je m'étendre sur les ordres de la prof d'anglais à notre endroit ? Le cahier commence par un petit mot pour les parents : nous devons chaque jour faire réviser par écrit la leçon du jour. Corriger. Et faire faire des lignes pour chaque mot mal écrit. Nous devons également faire réciter par coeur la-dite leçon. Bilan du jour : leçon rapide, travail à la maison : 30 minutes. Après en avoir passé autant à découper le cahier de leçons, pour faire des intercalaires en quelques sorte. Pourrait-on dire à cette nana que le prof c'est elle, et que les classeurs existent ? Parce que si j'y vais moi-même, je crains de perdre mon calme. D'abord, parce que je n'ai rien contre faire travailler ma fille à la maison, mais si je dois donner chaque jour 30 minutes à chaque matière du jour, et donner des "punitions" que je dois bien sûr contrôler et réitérer jusqu'à ce que
Ah, au fait : son père sera juste incapable de faire ça. Donc deux jours par semaine, les leçons par coeur complet, tu oublies madame la prof d'anglais.
J'ai un grand respect pour l'enseignement en général, et les profs en particulier. Malgré le peu de bienfaits qu'ils m'aient procuré. Mais ça ne m'empêche pas de penser que parfois, y'a des connexions qui se font mal quelque part.
J'ai un sainte horreur du par coeur qui sert pas à grand chose. Et j'ai pas oublié que l'école ne m'a pas appris le tiers de ce que je sais. Et que si aujourd'hui je lis Harry Potter dans le texte, c'est grâce à ce que j'ai appris toute seule.
Comme à peu près tout le reste.
Quand je vois non seulement ce qu'on nous demande, mais surtout la façon dont on nous le demande, j'ai vraiment l'impression qu'on me traite comme mes gosses. C'est cool, dans deux ans, je repasse le brevet, dans 5 le bac, et dans dix je suis ingénieur.
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