Chose Publique

Et ben quand même !

Certes, il y en a d’autres, des moins connus, des dont on ne connait pas le nom, des qui n’en reviendront pas. N’empêche, les Farc ont laissé partir l’otage la plus médiatisée. En attendant de lire le récit de sa détention, dans quelques mois dans les meilleures librairies, probablement, je me réjouis pour elle, pour les siens, et pense à ceux dont on ne parlera jamais. Un peu. (ben oui, osez me dire qu’à moins d’être personnellement touché, c’est la première pensée qui vous vient le matin en vous levant...!)

Maintenant, il semble que les choses ont été faites en toute discrétion, ce qui me laisse à penser que certaines personnes n’y sont pour rien. Mais je me demande bien comment celles-ci vont tout de même parvenir (et non pas essayer de) à en récolter quelques lauriers, et à tirer la couverture à eux. Pour changer. Je me marre à l’idée que ça doit cogiter sec pour répondre à ça dans les milieux autorisés, sans doute un peu pris de court aussi, vu le laconique communiqué de presse. (vache, ça bosse sec, on saura dans 20 minutes, c’est à dire sans doute avant même que ce billet ne soit réellement en ligne)

Accessoirement, je me demande en combien de temps les guerilleros seront démantelés.


Merde alors, chuis en train de penser.. si ça se trouve le gouvernement du petit neuneu américain aura fait un truc bien avant la fin de son mandat ! Remarquez, il était temps. Pis si ça se trouve, il y est pour rien. Ce doit être un hasard si 3 américains (et accessoirement 11 militaires colombiens), sont également libres ce soir.

Edition de 22H35 : ah ben non, en fait, ce serait juste les militaires colombiens qui auraient infiltré les FARC et exfiltré les otages. Bon, ben Neuneu 1er aura rien fait de bien alors.
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Pause méridienne

Aujourd’hui, midi trente environ

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Il n’y a rien qui vous choque vous ?
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Des primes

La prime à la casse... Ou comment ne rien résoudre tout en ayant l'air de prendre les choses en main...
Bon. Voilà les grandes lignes du projet :
1000 euros cadeau si vous ramenez votre voiture de plus de 8 ans ET que vous achetez une voiture peu polluante... en échange les véhicules les plus polluants seraient taxés un peu plus pour financer le truc.
Quand on ne peut pas s'acheter une voiture neuve, qu'est ce que ça changera ? Non, franchement, ce sont les 1000 euros en question qui vont brusquement permettre à celui qui ne peut que s'orienter sur les occazes de passer subitement au rayon des neuves ? Si l'on y regardait de plus près, la plupart des possesseurs de vieilles voitures polluantes et consommatrices sont-ils les gens qui ont les ressources pour en changer quand bon leur semble ?
Mais suis-je bête, Bercy va sûrement enjoindre les constructeurs, concessionnaires et revendeurs d'abaisser leurs marges et bénéfices pour aider les petites gens à rouler propre. Ce qu'ils font déjà à grand coup d'offres spéciales, portes ouvertes, journées ceci ou cela. Sans compter que les voitures neuves sont sans doute un des derniers secteurs ou l'on marchande systématiquement (à moins d'être très argenté, particulièrement timide ou terriblement naïf). Oh pardon, on me souffle à l'oreille que ça s'appelle de la négociation. Bref, on fait baisser le prix de vente, tout en faisant grimper le prix de reprise (et on atteint très facilement les 1000 euros même pour une guimbarde qui tient sur ses roues par l'opération du saint esprit)

Tandis que celui qui ne peut pas devra accompagner la larme à l'oeil et le compte en banque agonisant sa vieille compagne à la casse la plus proche, y débourser le prix du désamiantage pour que le véhicule sans valeur sois repris aimablement. Et racler les fonds de tiroir pour trouver une autre vieillerie en aussi bon état que possible. En priant pour qu'elle tienne assez longtemps.

En ce qui me concerne, le calcul est plus simple, si la mienne rend l'âme, je serais à pied. Dépendante du bon vouloir des autres pour faire mes courses, d'un bus aux horaires, passages et arrêts à géométrie variable. Plus qu'à espérer que je pourrais trouver du boulot à domicile alors, sinon, ça risque de compliquer notoirement les choses.
En même temps, je ne m'inquiète qu'à moitié. Je roule japonais. C'est con, dis comme ça, mais au moins, c'est fiable. J'irai pas l'échanger contre une prime de 1000 euros. Même si j'avais de quoi m'en payer une neuve, j'en ferais don à quelqu'un de ma connaissance à qui elle pourrait encore rendre quelques services, parce qu'elle est de bonne volonté, et encore vaillante. Non mais.
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En France, on a pas d'idées...

... mais ça n'empêche pas de dire des conneries.
Interrogée sur l'augmentation du pétrole et sa répercussion sur le pouvoir d'achat du français moyen, notre ministresse made-in-USA qui a la solution à tous nos problèmes nous fait savoir qu'on a qu'à rouler en bicyclette... C'est vrai que dans le genre on prend les gens pour des cons... Se souvient-elle encore de la dernière fois où elle a mis les pieds en dehors de Paris ou New-York ? Seule, je veux dire, pas dans un cortège de voitures officielles. Est-ce seulement déjà arrivé ? Parce que ma bonne dame, dans les bleds, sans voiture point de salut : le paysage est vallonné, le vélo a la fâcheuse habitude de ne pas permettre le transport de plusieurs personnes, et montre vite ses faiblesses quand il s'agit de rapporter les courses de la semaine. Le tout sur des trajets souvent longs, figurez vous qu'on a pas un Franprix à tous les coins de rue nous. Dans le meilleur des cas, une épicerie indépendante dont les prix en réservent l'entrée aux cas d'urgence et salaires confortables. On ne parlera pas des transports en commun qui ne riment plus à rien en dehors des agglomérations de plus de 100 ou 200 000 habitants. Et encore. Chers et inadaptés. Quand ils existent, tout simplement.
Je ne parlerais même pas du fait qu'il faille acheter le vélo, le garer (ben oui, on a pas de station vélib sur la plupart du territoire), s'équiper pour rouler par tous les temps, aller à l'église pour brûler quelques cierges à sa propre survie (nous n'avons pas non plus de bande réservée à la circulation des deux roues), l'entretenir, ne pas se le faire voler, le remplacer, parce que si, on se l'est fait volé en fait. Quand on est physiquement en état de rouler. Je connais quelqu'un qui serait bien en peine de faire ses 25 km/jour autrement qu'en voiture. Raison de santé. Voiture essence, pas récente. Donc qui consomme un peu plus que les tous derniers modèles. Et pour aller gagner un smic sur lequel il reste juste de moins en moins pour bouffer...

Madame, si j'avais un vélo, je crois que je serais assez tentée de vous proposer d'expérimenter un nouveau mode de stationnement. Et croyez bien que j'ai pour vous au moins autant de respect que vous en montrez pour nous. Ceci étant dit, rassurez-vous, le dernier rapport de mr Belletoise m'a donné une furieuse envie de faire pareil avec ... une voiture.
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Soyons citoyen... ou pas.

Ce soir, pour laisser souffler un peu notre bonne vieille Terre, on nous demande de faire preuve de solidarité. De 19H55 à 20H00. Couper toute source d'électricité. 5 minutes pour la planète. Pour économiser 800MW nous dit-on ce midi.
Je ne serais pas solidaire, je ne serais pas citoyenne modèle. Je ne serais pas faux-cul. Non, parce que en gros, gaspillez tant que vous voulez, mais faites un geste que diable !
Donc, ces 5 minutes là, je ferais selon mes habitudes.
J'éteins la lumière en sortant d'une pièce. Je ferme mes volets et tire mes rideaux. Je ne laisse pas l'eau couler trois plombes pour me brosser les dents. J'allume mes deux lampes à ampoules économiques pour passer une soirée tranquille. Je ne prends ni plus ni moins ma voiture que nécessaire. Et sans doute d'autres petites choses comme ça. Je n'ai pas la prétention d'être parfaite en la matière, mais j'essaie d'user sans abuser. D'ailleurs cette année, mes deux fournisseurs en énergie m'ont rendu de l'argent. Et je trouve ça plus impactant que de vivre dans son petit Versailles toute l'année et de se donner bonne conscience quelques minutes par an.
De la même façon, le fait qu'on ait lu à ma fille une certaine lettre hier, hors contexte, avec de succinctes explications en cours de français m'a profondément gonflée. Je préfère lui raconter l'histoire de mes arrière-grand-pères (mettez les s où bon vous semble, j'ai ici une lacune chronique), qui firent en d'autres temps des petites choses à leur portée qui leur semblaient justes. Ils n'en ont retiré aucune gloire, n'ont enfilé aucun brassard aux heures "joyeuses". L'un des deux y a laissé beaucoup. Pas la vie, certes, mais il avait déjà payé un lourd tribu lors d'un conflit précédent. J'aurais préféré que la-dite lettre soit simplement priée de figurer dans les textes à lire et expliquer dans les cours d'histoire, dans son contexte, à des élèves en âge de comprendre la portée du "sacrifice", parmi d'autres lettres, d'autres soldats, résistants, hommes et femmes témoins des atrocités quotidiennes, et parfois acteur d'événements pas plus honorables au nom de leur mère patrie.
Lire cette lettre comme ça, un jour prédéfini, n'importe comment, c'est juste... nul.
Ma fille a dix ans. Elle n'a rien compris. A part sans doute le principal : c'est triste de mourir quand on est encore un enfant.
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Déchirez-moi cette étiquette !

Depuis quelques jours tous les médias, internet en tête jouent à cache-cache avec les affres matrimoniaux de notre cher Président. La seule chose intéressante à mon humble avis, c’est de voir à quel point tout le monde s’en fout... mais en parle. Le seul article qui m’a interpellé sur le sujet est celui d’Eolas, qui le traite du point de vue juridique. Ou comment le statut du chef de l’Etat peut être une entrave à un acte qui relève de la sphère privée et strictement familiale. Ou ne pas l’être. Pointer du doigt une loi qui n’a sans doute pas prévu ce cas de figure, probablement inimaginable aux heures de sa rédaction.
Ceci dit, c’est bien le seul point à en relever.
Depuis cet après-midi, le fait est avéré. Les plus fins politiciens se seront abstenus de tout commentaires, les autres y seront allés de leurs bons mots.
Je parcours brièvement l’ensemble en rentrant ce soir, ayant eu deux enfants à consoler d’une perte autrement plus douloureuse que celle d’une Première Dame (mon dieu que cette appellation est vieillotte !). Et après les on-dits, les rumeurs, les enquêtes de haut vol et fuite de sources plus ou moins proches, voilà l’analyse de la situation. Pas celle de l’homme et de son ex-femme, non, celle de l’Homme d’Etat en représentation. Mais que va devenir le protocole ? Comment va faire le Président sans une moitié féminine et légitime, mère de famille, propre sur elle, toutes dents dehors dans son ombre sur la photo officielle ?
Ah.
Donc l’étiquette veut que le Président soit marié. Une union libre ou un PACS déclencheraient-ils un scandale diplomatique ? Le célibat serait-il une entrave aux compétences politiques ? Un homme seul est-il moins à même de mener la barque de la République qu’un homme qui a deux familles (et qui fut finalement peut-être plus proche de celle de l’ombre que de celle qu’il mettait sous les projecteurs) ? Est-il moins compétent qu’un homme qui doit en plus de sa charge porter une enfant différente, comme on dit pudiquement ?
Comment va-t-on faire pour les photos quand une rencontre avec d’autres chefs d’Etat sera à faire ? Et bien on mettra la dame de l’autre au milieu, si l’effet miroir est si indispensable (ou la dame tout court pour les pays qui ,comme l’Allemagne ont élu une femme). Ou on fera une photo entre homologue, laissant le conjoint vaquer à des occupations moins barbantes. Bref, ça ne me parait pas trop trop insurmontable comme situation.
A moins que la chose ne risque de froisser certains pour qui le mariage est un truc sacré ? Genre certain président qui remercie Dieu à chaque discours, après avoir annoncé l’envoi de quelques milliers de soldats supplémentaires au dernier conflit à la mode ? Et bien ils feront avec, et puis c’est tout. Au moins on ne sera pas obligé de prétexter quelque maladie aussi subite qu’éphémère pour expliquer l’absence. C’est beaucoup plus risqué pour le maintien de bonnes relations de voir le lendemain des photos de la malade en balade peinarde dans les rues de son lieu de villégiature.

C’est autre chose qui m’inquiète dans ce monde moderne, où l’on monte pas grand chose en épingle. Deux questions me viennent en fait.
Premièrement, si le Président s’était malheureusement trouvé veuf (les accidents et autres chiennes de maladie n’épargne personne, même pas les princesses glamours), aurait-on seulement lu la moindre ligne à propos de ces difficultés protocolaires ? Ou bien la solitude eut-elle été soudainement plus présentable ? (merci de prendre un air apitoyé sur la photo).
Deuxièmement, projetons nous dans pas tout à fait 5 ans. Imaginons que le candidat gagnant soit un actuel maire de Paris. (non, je ne suis pas en train de faire une déclaration d’intention à l’égard de monsieur Delanoë, il est un peu tôt pour que je me prononce sur mes choix électoraux de-dans-cinq-ans). Non, mais il est de notoriété publique que pour qu’il se marie, il va falloir sérieusement faire bouger la loi. Et quand bien même. Que vont dire les gardiens des traditions si il faut mettre deux hommes sur la photo ? Que seront les relations avec des Etats un peu moins avant-gardistes ? J’ose espérer que le problème serait inexistant avec les pays du nord de l’Europe. Qui sont bien en avance de ce point de vue, d’ailleurs. Bon, peut-être que la Reine d’Angleterre aurait le diadème légèrement de travers, mais elle fera bonne figure, et ne montrera rien d’un éventuel trouble.
Au sud, je le sens déjà un peu moins bien. Certains pays comme l’Espagne, le Portugal, sont assez ancrés dans la religion. Et la religion a tendance à se reconnaître dans l’hétérosexualité. Et à considérer l’homosexualité comme une tare, une maladie, un vice. Bref, un truc honteux qu’on cache. Que dire des Etats radicaux ? Le pompon revenant très probablement au Vatican. J’ai du mal à envisager Benoit-je-sais-pas-combien, Pape ouvert entre tous, recevoir un Bertrand Delanoë. Tout seul, peut-être, on peut faire comme si. Mais alors imaginez un peu que celui-ci ait un compagnon qui le suive en voyage officiel !

C’est dans ces moments là que je me dis que décidément, on a pas fini de faire avancer les choses...

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Pas de méprise

Je tiens à préciser, particulièrement à l'attention de l'abonné Tiscali, sur un PC qui tourne avec Windows (beurk) et Internet Explorer 6 (ça existe encore IE ?) qui a recherché sur Google à 00:37 les termes "gilbert collard maire de vichy" que ce dernier s'est pris une veste aux dernières municipales et que je compte bien que ce soit encore le cas l'année prochaine.
Non mais c'est vrai quoi, la ville a eu son lot de désastre, nous n'avons pas besoin de celui-ci en plus.
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Oups...

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    On y est

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      Polémique mique mique...

      Nicolas Sarkozy est parti quelques jours (de 10, c'est passé à une semaine, puis 6, puis 4) bref, pas non plus de quoi fouetter un chat. Jusque là, bon, ça pouvait passer, mais il a eu la mauvaise idée de ne pas rester en France. Entre nous, si il veut vraiment avoir la paix, il a eu raison. Mais il a eu la trrrrrès mauvaise idée de se retirer sur un gros bateau qui coûte très très cher (210 mois de smic pour une semaine de location aux derniers chiffres en ma possession). Je suis la première à déconner là-dessus.
      Oui, mais.
      Oui, mais je vois partout les uns et les autres être choqués telle la vierge effarouchée moyenne, et y aller de commentaires pas toujours de bon goût, le traitant de provocateur face aux gens à qui il demande de se lever tôt.
      Dieu sait que je ne partage pas ses convictions. Cependant, réfléchissez un instant voulez-vous ? Vous avez trois quatre jours à passer en famille, et votre copain Marcel a une caravane à Juan-les-Pins, un appart à Canne ou une maison à Ajaccio, ou un pied à terre à Paris, ou Londres, ou où vous voulez. Et cotre copain vous propose les clés pour aller souffler quelques jours en famille. Vous n'acceptez pas ? Voire, si vous n'êtes pas timide et/ou très copain avec Marcel, vous ne lui demandez pas si par hasard il ne pourrait pas vous dépanner pour trois jours ? Ben voilà, pour moi, c'est pareil, pas plus choquant. Sauf que lui est pote avec Bolloré. Nous (du moins la plupart d'entre nous, voire la totalité de mon lectorat) pas.
      A mon goût pas de quoi fouetter un chat, ce serait un peu plus désagréable si il louait le bateau aux frais de l'état pour ses vacances d'été. Ce ne semble pas être le cas. Et si il y a une chose que je ne reprocherais pas à ce mec, c'est son implication dans ce qu'il fait, et les heures qu'il y passe, sans doute un poil au détriment de son rôle de père ou de mari. Alors par pitié, foutez-lui la paix, on trouvera certainement des occasions autrement plus pertinentes de le mettre en défaut dans les 5 ans qui viennent.
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      Merci !

      Il me semble que le premier tour était bleu chez moi, merci d'avoir inversé la tendance.
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      Je n'ai pas encore les chiffres de la ville, eux sont sans doute pour Sarkozy, puisque je l'ai toujours connue à droite, quoi que modérée.

      Pour ce qui est de mon sentiment ce soir, et bien je ne peux pas dire que ce soit la fête à la maison. Je ne suis pas fondamentalement à gauche, ni ailleurs, d'ailleurs. Par contre, je crois en certaines valeurs.
      J'ai dans mes amis, dans mes proches, des homos. Je voudrais qu'ils aient les droits de tous. Le droit de se montrer, de se tenir la main, sans attirer des regards réprobateurs, de se marier, d'adopter, si ils le souhaitent. Pas d'en faire un passage obligé, mais de leur laisser le même choix qu'à n'importe quel couple. Ne pas les marginaliser.
      Je suis maman de deux enfants dont je voudrais que l'avenir ne soit pas seulement lié à ma condition financière, dans la mesure où je ne travaille pas. Non que je rechigne à me lever tôt (quoi que mon horloge naturelle n'aime pas ça, mais bon), mais trouver un travail sans renoncer à élever mes petits, sans les laisser seuls tard le soir, les laissant dîner seuls, se coucher seuls, et sans être là pour veiller un minimum à leurs devoirs, à ce qu'ils regardent à la télévision, aux heures qu'ils passent sur leurs consoles ou leur ordinateur, à leurs fréquentations et à leur comportement en général, c'est une course de fond dont je ne vois pas la ligne d'arrivée. Les propositions de la droite en la matière ne sont pas pour me rassurer, je crains que pour arriver au plein emploi promis, la pression soit mise sur les agences pour l'emploi, publiques ou privées, et que celles-ci ne proposent n'importe quoi à n'importe qui. Au second refus d'un poste on est viré. OK. Que dois-je faire si il se passe la même chose qu'il y a quelques années, à savoir si l'on me propose des temps partiels (qui ne me suffisent pas à assumer mes charges de famille), ou que mon passif dans la restauration ressort et qu'on me propose un boulot de cuisinier (métier pour lequel je n'ai aucun amour et plus du tout de compétences) ou de serveuse, qui m'obligent à travailler les soirs et les week-end ? Je laisse les enfants livrés à eux-mêmes ? Je ne crois pas que ce soit une solution. On me rassure en me disant, que non, rien ne changera pour moi, je voudrais le croire, mais ça ne m'empêche pas d'avoir peur.
      Le retour des heures supplémentaires. Et donc le retour encore plus flagrant des patrons qui font faire des heures et ne les payent pas, ne les font pas récupérer, et si on est pas content, on vire (et avec certains contrats, ce sera facile).
      L'augmentation du pouvoir d'achat (par le travail et les heures sup). Mais on a le choix, on est pas obligés si on ne veut pas gagner plus hein, il a dit. Ouais, mais encore une fois, ma structure familiale ne me laisse guère le choix. J'accumule les heures pour payer les factures au détriment de l'éducation des enfants ? Ou je ne gagne pas de quoi assumer le quotidien ? Vous appelez ça avoir le choix vous ? Moi pas.
      Les baisses de cotisations patronales, je peux pour cette fois difficilement m'insurger contre, pour avoir été du côté de ceux qui rédigent les fiches de paye, ça peut sauver quelques PME, mais il va falloir jongler avec le financement de quelques mesures vaguement sociales, genre chômage, sécurité sociale et retraite, par exemple.
      Repousser l'âge du départ en retraite. C'est bien joli. Donc certains quinquagénaires qui me sont proches vont donc devoir rester au chômage encore plus longtemps puisqu'ils n'intéressent pas les entreprises ? Et pour au moins l'un d'entre eux, ce chômage n'est pas indemnisé parce que, malgré ses réponses favorables à toute sollicitations professionnelles, il n'a pas encore le nombre d'heures requis pour une indemnisation. Non qu'il n'ait pas assez travaillé, mais parce qu'un artisan/commerçant qui cesse son activité n'a pas droit à la moindre indemnisation, même si il n'en a pas retiré un confortable oreiller, tout au contraire. Quant à moi qui n'ai pas pu travailler pendant des années, tant que mes enfants n'ont pas été suffisamment scolarisés, parce que mon métier d'alors et celui de leur père avaient des horaires incompatibles. Oh, j'y ai bien pensé, mais un simple calcul faisait ressortir qu'il m'en coûterait plus que mon salaire pour les faire garder, outre que je n'en vois pas l'intérêt, je n'avais surtout pas les moyens de perdre des revenus déjà minces.
      L'Europe. L'idée m'a plu depuis toujours. J'attends de voir ce que notre président en fera.
      Les sans-papiers. Vaste problème. Je comprends qu'une régularisation systématique de tout ressortissant étranger puisse poser un problème. Cependant, les modalités au "cas par cas" ne me paraissent pas plus saines. Si vous êtes copains avec Enrico, alors allez-y, il passera le dossier. Sinon, ben vous êtes dans la merde. Même si vous êtes sur le territoire depuis des années, que vos enfants y sont nés, y sont scolarisés, que vous travaillez, votre femme aussi, que vous avez un logement, sans doute trop précaire, faute des précieux papiers qui vous permettraient d'espérer quelque chose de décent. Et quand on renvoie manu militari des gens dans un pays où leur vie est en danger, quand on envoie des enfants dans un pays dont ils ignorent tout, parfois jusqu'à la langue, je ne trouve pas cela humain, je ne parle même pas des conditions dans lesquelles ces reconduites se font.

      J'ai 34 ans, je n'ai pas de travail, je n'ai pas les spécialisations requises pour en trouver facilement (et guère de possibilité de les avoir ces spécialisations), j'ai deux enfants que j'essaie d'élever dans les meilleures conditions possible, mais qui savent déjà qu'à la fin du mois, parfois, on se contente de pâtes à tous les repas, et que même le beurre ne reviendra que quelques jours plus tard, et que parfois, on a un pantalon un peu court, ou des manches qui ne descendent plus tout à fait assez bas. Je suis indemnisée par les assedic et je compte bien en profiter pour prendre le temps de trouver un travail digne de ce nom et stable, quitte à bouffer du chien enragé quelques temps, plutôt que de me condamner à aller de petit boulot en contrat de deux jours, parce que je ne veux pas me condamner à ne jamais en sortir.
      Monsieur le Président, je vous remercie de me prouver que j'ai tort et que vous allez m'apporter des solutions réelles et durables. Prouvez moi aussi que la société dans laquelle nous allons vivre sera réellement égalitaire pour tous. Et si dans 5 ans je peux poser tranquillement une semaine de congés pour assister à un mariage homo et en profiter pour accompagner mon fils s'inscrire dans l'école supérieure de ses rêves, alors je vous promets mon prochain vote.
      En attendant vous m'autoriserez, je n'en doute pas, à rester sceptique.
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      En avant la musique

      Il y a trois jours, une scène réunissait Bénabar, les Têtes Raides, Renaud, Grand Corps Malade, Cali, Yannick Noah, et d'autres sans doute, à Charléty.
      Ce soir, vous aurez Enrico, Doc Gynéco et peut-être Johnny.
      Edit de fin de soirée, les fans de Faudel, Miss Dominique, Jean Manson, Mireille Matthieu, Arthur, ou Jean-Marie Bigard sont heureux, ils étaient là aussi. Johnny a juste parlé, c'est toujours ça de pris.
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      Quand faut y aller...

      Parce que je ne veux pas voir Sarkozy à la présidence, alors je donnerais ma voix à madame Royal dans deux semaines. Et avec beaucoup plus de plaisir que je n'avais donné ma voix à Chirac il y a 5 ans.
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      Aux urnes citoyens !

      Bon, ok, j'aurais pu le dire plus tôt, mais mieux vaut tard que jamais. Donc, faisez tous comme moi, prenez 5 petites minutes dans cette magnifique journée d'été, et lancez vous pour une petite marche digestive en direction du bureau de vote qui va bien. Moi, c'est fait. Première fois dans ce quartier là. Et je suis rudement contente, pas vu les vieux schnocks qui hantent la salle des fêtes du centre ville. Pas fait la queue, un votant sortait à mon arrivée, deux dans les isoloirs, et deux m'ont suivis. J'aime les heures calmes. Et ici, ça ne sentait pas la vieille sueur, les fenêtres entrouvertes laissaient entrer la brise, doucement, tout y est d'une propreté irréprochable, on vous y accueille avec le sourire, et même un mot gentil. Les bureaux 10 et 11 feraient bien de s'en inspirer. Je ne ferais pas d'appel au vote pour l'un ou l'autre des candidats, mais personnellement, j'ai des allergies dévorantes pour tout ce qui est à droite de Bayrou.
      Sinon, un peu plus de légèreté, en attendant le résumé un peu plus circonstancié :

      Rue Burnol, donc, terrasse pleine, les tables de l'intérieur sorties en renfort, et du public juste pour les oreilles derrière moi.
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      Nicolas, fidèle à lui-même, comme je le connais et comme je l'aime :
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      Et toujours bien entouré, ici, ses acolytes du moment, Royal breakfast, très charmants en plus de pas être mauvais du tout les bougres.
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      Alors voilà, Vichy, je m'y emmerde copieuse 340 jours par an en moyenne, mais rien que pour ces moments là, je ne regrette rien.


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      Promesses électorales

      Je n'ai besoin de nommer personne, mais je suis certaine que si le favori actuel passe au second tour, alors la promesse imagée ci-dessous sera tenue.
      inconnu
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      Une de moins !

      On m'a toujours appris qu'il ne fallait pas se réjouir de la mort de qui que ce soit. Au demeurant, je reste une farouche adepte de l'abolition de la peine de mort dans les pays la pratiquant toujours. Oui, mais bon, quand dame nature a l'amabilité de récupérer et recycler toute seule ses ordures, moi, je suis en-chan-tée. Ma première grande joie en la matière fut la disparition d'une dénommée Christine, le jour des 50 ans de mon papa, ce fut vraiment une belle date.
      Bref, c'est
      une autre bonne nouvelle qui me porte à écrire là, tout de suite, trouvée en première de yahoo actu, et franchement, y'a des métastases qui sont bien tombées.
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      Ras le bol

      Le conseil constitutionnel a entériné la loi qui instaure le CPE. Nos étudiants et autres syndicalistes continuent leur caca nerveux.
      Et comme je dois monter à Paris pile le WE où les vacances commencent là-bas, je commence à me demander si j'aurais un train. Si ils étaient annulés, mes billets ne seront pas remboursés, ce n'est pas un cas considéré de la responsabilité de la SNCF, par conséquent j'aurais le prix des tickets là où vous imaginez. Si je veux monter en voiture, à supposer qu'elle y arrive seulement, il m'en coûterait une centaine d'€... En plus de ce que j'ai d'ores et déjà déboursé.
      Vous voulez que je vous disent ? Ils commencent à me les brouter sévèrement. Là tout de suite, j'aurais limite envie de foutre la télé par la fenêtre, tellement je les vomis ces connards. Tous autant qu'ils sont. Les politiques qui balancent tout en vrac, en bloc, et à coup de 49-3 si besoin. Les grévistes qui posent bien plus de problèmes aux quelques qui ne demandent rien à personne, si ce n'est le droit d'aller gagner son smic qui suffit à peine à boucler le mois, et encore, qu'à ceux contre lesquels ils se battent. Ces mêmes qui verront leurs heures de retard ou d'absence retirées de leurs salaires. Les mêmes qui se tapent des heures pas possibles juste pour se rendre comme ils peuvent au boulot. Un gamin ne peut plus aller au lycée tranquille, c'est fermé. Ceux qui veulent passer leurs exams n'ont qu'à se rhabiller, repasser en septembre, peut-être. Les étudiants étrangers, dont les durées de séjour sont limitées devront rester plus longtemps. Certes, on leur accordera une prolongation sans encombres compte tenu des circonstances. Mais peut-être avaient-ils des cursus à terminer dans leur propre pays après ? Et comment financeront-ils les mois supplémentaires ? Quels profs vont dispenser à la fois les cours de cette année en plus de ceux de l'an prochain ? Ces petits trous du cul réclament "des emplois stables". Mais ils vivent sur quelle planète ? C'est un truc qui n'existe plus depuis .... je ne sais pas, je n'ai jamais connu la stabilité. Quinze ans qu'il faut se débrouiller, composer, apprendre à se retourner, se remettre en question, inventer des solutions là où on ne nous en proposait pas. Je n'ai jamais travaillé plus de deux ans au même endroit, souvent beaucoup beaucoup moins. Et je n'ai sans doute pas innové en la matière. Mon propre père, d'une génération moins "sensible" en terme d'emploi, a exercé 6 ou 7 métiers différents, et ce n'est pas fini, puisqu'il n'est pas en âge de s'arrêter (et je ne compte pas les jobs d'étudiant). De "son" temps, peut-être seuls les fonctionnaires avaient un véritable espoir de garder leur place, ce qui se révèle de moins en moins vrai.
      Je ne sais pas quelle génération de branleurs se prépare, mais ça nous promet un beau merdier.

      Alors, je devrais faire comme tout le monde, exiger un boulot où j'aurais le droit de ne rien foutre 35 heures par semaine, pour 4 ou 5 Smic mensuels, faut pas déconner, je risquerais de ne pas pouvoir prendre mes congés estivaux à St Trop mèèèerde kôa. Je mettrais mon patron aux prudhommes dès qu'il viendra essayer de me faire justifier mon salaire, et obtiendrais naturellement de confortables indemnités, p'tet même on le mettra en taule pour harcèlement si il me fait le coup deux trois fois. Avec un bon certif médical pour dépression, j'lui f'rais fermer sa boîte. Toute façon, c'est qu'un gros con de capitaliste exploiteur de serviles employés hein !

      C'est bête, mais j'ai dans ma salle de bain un accessoire qui va me poser un grave problème : mon miroir. Eux, n'ont aucune conscience, ça ne les gène pas, moi si. Alors, je vais retourner à mon inactivité quotidienne, encore assez longtemps sans doute, je ne puis prétendre à un traitement de faveur, je n'ai pas de droit particulier aux "contrats aidés", j'ai un cursus qui n'est ni traditionnel, ni rectiligne, et je ne suis pas assez conne pour que les services concernés passent trop de temps sur mon cas, je suis autonome. En gros, ça revient à un ... démerde toi ! Avec plaisir, si on veut bien juste arrêter de mettre des bâtons dans les roues des gens qui ont un minimum de bonne volonté, je ne parle même pas des compétences, ce n'est plus guère un critère d'embauche de nos jours.

      Bon sinon, à part ça, ça va !
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      Pouf pouf

      Dieudonné est candidat.
      Et c'est bien la première fois qu'il me fait rire celui-là.

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