Boulot

Le boulot c'est le pied !

Quand Jathénaïs fait une bourde, elle fait pas semblant...

Vous savez, ou vous apprendrez, que je travaille au sein d'un très gros service clientèle. J'ai donc affaire chaque jour à un tas de clients qui comptent sur moi (et mes très nombreux collègues) pour résoudre leurs menus ou moins menus problèmes. Certaines situations sont parfois dramatiques, on fait ce qu'on peut pour les aider, quoi que pour les miracles, y'a des délais. Mais on y met, autant que faire se peut, un minimum d'humanisme et de compassion.
Ainsi j'ai eu aujourd'hui un jeune homme que la vie n'a guère épargné. Sans s'appesantir outre mesure sur sa situation, il m'explique tout de même pourquoi à un moment donné, il ne fut plus en mesure de s'occuper personnellement de ses affaires, justifiant ainsi le soucis qu'il rencontrait. Soit. Gentiment, je lui réponds que je comprends tout à fait qu'en de telles circonstance il a pu perdre pied.
Il a eu la bonté de ne pas relever immédiatement, m'évitant ainsi une gène certaine.
Parce qu'un peu plus tard, il m'explique qu'il est invalide, suite à ... l'amputation d'une jambe !

Moralité, tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de parler, et accessoirement, éviter soigneusement l'usage de toute expression comportant la moindre référence physique...

En même temps, ça a eu le mérite de me faire rire à posteriori, non de son malheur, mais de ma connerie. Ce qui en ce moment n'est pas du luxe, parce que côté satisfaction clientèle, on se donne du mal, mais on est pas toujours aidés par le système...
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Je voulais souhaiter...

.... beaucoup de courage à tous ceux qui ne bossent pas aujourd'hui, qui vont devoir faire les dernières courses, le repas tout ça. Emballer fissa les derniers cadeaux, voire les acheter, en urgence, dans la foule.
Pendant que moi, je serais peinarde au boulot, le casque sur les oreilles, et une ambiance chaleureuse garantie. Par contre, si tu es un potentiel client de moi qui vient me brailler dans les oreilles parce qu'il a mal calculé son coup ou que juste bobonne a cramé la dinde et que tu cherches à passer tes nerfs, je t'annonce que tu vas tomber sur un os. Non, mais.

Et faut pas croire, je souhaite une délicieuse soirée à tous ceux qui vont réveillonner.
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On the phone again

Et hop, un coup de fil, et retour chez la fée ma copine. Le 12 novembre, je vais retrouver mes coupins et coupines qui m'attendent à bras ouverts depuis mon départ fin décembre. Donc voilà, 6 mois pour souffler, me refaire une petite santé financière, ou au moins ne pas plonger. 6 mois d'engrangés pour d'éventuelles heures moins glorieuses après. 6 mois à avoir quelque chose à faire de mes dix doigts et de ma cervelle, à devoir reprendre un rythme raisonnable et me lever le matin. Bon, je vais devoir réapprendre mon boulot, parce que j'ai quand même loupé les étapes primordiales que furent les changements d'outil, et de procédures, vu qu'une partie de ce que je faisais directement est maintenant la mission d'une autre entité.
C'est pas tout ça mais va falloir =
-décaler mon heure de présence à la réunion parents/profs de mini-moi, vu qu'à 15H30, je serais un peu encore occupée
-annuler les évaluation auxquelles l'ANPE m'avait conviée (ce qui tombe bien, je reconnais avoir de sérieux doutes quant à l'intérêt de la chose, parait qu'ils veulent repérer les atouts et lacunes de chacune, mais on ne m'a pas parlé de suites vouées à les combler ces lacunes...)
-prévenir la CAF quand j'aurais commencé, pour pas me faire avoir comme la dernière fois
-prévenir ma banquière que le premier mois va être rock & roll et qu'il va falloir qu'elle assure un max.
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Et voilà...

C'est fini.
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Jath découvre le CE...

Je sais, à mon âge, ça frise le ridicule, mais j'ai fait la (presque) totalité de ma "carrière", dans des petites boîtes. Bon, les avantages en nature, avec les resto, et mes patrons (coucou papa, coucou maman), je ne vais pas m'en plaindre. Mais cette année, j'ai le plaisir d'avoir deux CE. Plus ou moins. Celui de la grande maison chez qui je viens passer quelques heures chaque jour, auquel je n'ai pas le droit en théorie. En pratique, demain, je mange avec tout le monde pour le repas du service, et jeudi prochain je vais "skier" avec eux également (disons que nous allons nous promener à la montagne, je doute apercevoir le moindre flocon...). On me fait passer un ou deux catalogues de produits de saison, on me propose de prendre les places de cinés ou petits trucs du genre. Bon, je ne peux pas bénéficier des promos de vacances mais ça ne me manque pas vraiment. Et j'avais oublié que mon employeur réel (la boîte d'interim, donc), en avait un aussi. Il s'est rappelé tout seul à mon bon souvenir. J'ai reçu dans l'après-midi un SMS qui me prévenait que mon cadeau de Noël m'attendait, et me remerciait de passer à l'agence au plus vite. Je ne suis pas du genre contrariante, c'est à côté du boulot, j'y suis donc passée en sortant. Ben mazette, pour un cadeau surprise (j'attendais un porte-clé ou autre gadget du genre), ce fut une sacrée surprise. De la Sangria blanche, du vin moëlleux, des tapenades, du foie gras de canard, des truffes, du chutney, des papillotes pour la déco. Dans une grosse corbeille. Miam. Dégustation en gente compagnie dans une dizaine de jours. (Sauf les tapenades, maman, tu peux passer les prendre quand tu veux, surtout celle aux lentilles).
Peut-être je vous ferais une photo... ou pas.
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Alea jacta est

Pour ceux qui voulaient se persuader que je serais reconduite dans mes fonctions, je suis au regret de vous annoncer qu'il semble que j'ai encore raison ! J'ai croisé mon patron sur le parking en partant. Il rentrait de réunion. Il y a des contrats d'un an Intérim. A Clermont. J'ai dit non. Et il n'y aura rien à Vichy.
Je vais avoir des vaaaacannnnces !!!!! Et j'en ai besoin, je ne sais pas quelle tête j'avais aujourd'hui, mais les filles mon mise en back office, avec autorisation de ne pas loguer mon poste, même pas en débordement !

Par contre, je n'ai aucune idée de ce que je ferais après. Même pas une petite envie.
Vous me verriez où vous ?
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Offre d'emploi

Bien entendu c'est de saison, mais j'avoue que cette annonce glissée au milieu des habituelles m'a tout de même arraché un sourire.
Image 9
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Ne quittez pas ...

Ce matin 9H : ça sonne, plein pot, ça n'arrête pas. Explication sur le chat à 9H10 : la plateau de Clermont n'a plus ses lignes, Autocom en rade, les deux disques morts... Ils pourront relancer une sauvegarde "dans la journée"...
"On vous en envoie 4".. merci, nous n'en demandions pas tant.
9H45 : plus de sonneries, rien... calme, étrange...
10H00 : pas d'explications, mais les 4 clermontois sont là, nous les accueillons avec le sourire, pour ne pas dire le fou rire, puisqu'on est autant en panne qu'eux, pas moyen de leur donner des postes...
10H30 : OK, la panne est nationale. FT est dessus (on peut même pas donner cette excuse là aux clients, genre je fous sur le dos des autres, même si les autres ont fait une boulette... youpi, on va rire quand ça va revenir).
14H00 : ils ont trouvé une demie solution, ça resonne
14H30, manifestement, tout refonctionne à merveille. Et ils sont en forme... J'adore ce boulot !

Et au moins, les clermontois ont vu l'ambiance chez nous, ça leur aura fait des vacances.
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5 jours !

Au programme : rien, absolument rien !
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Au boulot !

Je vous laisse admirer la bête qu'on m'a confiée. Tiens, elle a l'air propre comme ça, mais en fait non.
poste
Mais bon, c'est là que je travaille...
travail
Mais puisque je vous dis que si, je travaille, regardez c'est écrit là :
present

NB : le Nokia est mieux pour les photos pas de trop près apparemment.
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Le temps passe...

Certes, il passe mais pas vite. D'un autre côté, j'admets que nos 4 derniers jours de formation théoriques s'avèrent indispensables pour certaines ici. Pour un peu j'aurais pitié, ça va être un massacre. Si si.
En attendant, j'ai repris l'entrainement Sudoku/Mac Crack Attak (Julien et André, quand vous voulez :-P )
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Tous comptes faits

Finalement, le week-end ne s'est pas si mal passé que ça, simplement fatigant. Côté boulot, l'ambiance s'améliore, d'autant plus que je suis de plus en plus adoptée par les autres (pas les Intérims, les vrais, hein). Je suis quasiment autonome, je pense que je serais aussi prête qu'il est possible de l'être compte tenu des délais, avec quelques jours d'avance. En résumé, je suis d'un zen absolu, et je vais bosser avec plaisir, et même si je ronchonne par habitude au réveil (quoi que ça ne dérange pas grand monde, à part peut-être le chat qui se fait virer quand il négocie sa boite à 5 heures du mat), je me lève sans problème, ceux qui me connaissent apprécieront l'exploit ! Sur ces bonnes paroles, je vais rejoindre ma couche, parce que tout de même, l'âge aidant, j'ai besoin de quelques heures de repos.
Juste en passant, tout de même, je vais saluer l'équipe de France de foot, dont j'ai apprécié la prestation hier soir, un des rares matches que j'ai vu avec un réel plaisir (et pas par chauvinisme), ceci étant dit, je ne les ai pas tous vus. Et puis, j'ai trouvé cet arbitre très bien, je trouve plus sain, de temporiser comme je l'ai vu faire, plutôt que de faire joujou avec ses pitits cartons à tour de bras dès qu'un joueur s'approche d'un autre.
Ah voui, et aussi, y'a pas de rapport, mais demain, on me répare la fuite de ma chasse d'eau, je suis très contente, voilà !
Dodo maintenant !
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Plus ça va, moins ça va

Elles me gonflent. Pour de bon. Elles vont droit au conflit. Ce qui, dans l'absolu m'indiffère, je trouve ça con et dommage, mais bon, chacun fait comme il le sent. A ceci près que je vais me retrouver au milieu de ce beau merdier, moi qui ne demande rien. Elles n'essaient pas de me convaincre de les suivre, je crois qu'elles ont compris que ça ne servirait à rien. Alors les réflexions fusent, de moins en moins déguisées, de plus en plus "personnalisées". Je laisse courir. Elles veulent aller voir la boîte intérim pour se plaindre des conditions. Soit. Sauf que moi, je ne vois pas matière à me plaindre. Je l'ai déjà dit, ce n'est pas parfait, mais il y a de quoi faire tout de même, avec un tant soit peu d'adaptabilité et d'autonomie. Donc, je suis la femme à abattre pour les uns, et celle qui risque de servir de "retour de bâton" pour les autres. Parce que forcément, nos encadrants vont se faire un plaisir de les remettre à leur place, si moi, j'y arrive. Je sens poindre l'ambiance de merde... J'aurais pourtant bien voulu finir la session de formation tranquille, après, une fois au taf, je m'en fiche.
J'ai tout de même hésité entre le rire ou la colère ce matin quand on m'a traité de mouton. A ma connaissance (mais je ne suis pas très douée en psychologie ovine, n'hésitez pas à me reprendre), le mouton c'est celui qui suit le troupeau. Or, à mon humble avis, le troupeau, c'est ces six pauvres âmes qui erraient dans le couloirs hier. Le troupeau, c'est ce petit groupe de bestioles perdues sans le chien de berger pour les guider, sans berger pour leur dire où il faut aller, comment, pas besoin de pourquoi.
Je suis donc un nouveau modèle de mouton, millésime 2006, en promo dans toutes les bonnes boucheries, celui qui se démerde tout seul pour trouver un peu de gazon à tondre (encore un bout de phrase pour les idées tordues d'André tiens ! Laugh )...
Aller, une dernière rigolote pour finir de vider mon sac, histoire de pas l'avoir sur le dos tout le week end, l'une d'entre elle (la même que le coup du mouton) a trouvé le moyen d'affirmer devant moi que toutes, on nous avait promis en entretien des CDI et de l'embauche à la sortie. Gonflé tout de même ! On en avait discuté tout au début, ils ont annoncé qu'ils espéraient en trouver deux ou trois dans le lot (le lot comprenant la douzaine de filles sur clermont), susceptibles de rester après, sans garantie, et sans certitude sur le lieu d'affectation, elle n'avait pas contredit cette version là. Le pire, c'est qu'à force de réinventer la roue, elle a dû s'en convaincre toute seule. Prudente, je n'ai rien démenti, j'ai sucré mon café, et j'ai prié pour que la petite demie-heure qui restait de coupure se termine vite.
L'après-midi fut des plus productives, pour une fois, l'informatique marchait, on pouvait donc travailler. Elles qui trouvent qu'on ne les fait pas assez bosser... Elles ont tapé leurs CV. CQFD.
Ma seule crainte, c'est qu'elles remuent tellement bien la merde qu'elles finissent par venir à bout de la patience de ces messieurs et qu'ils en arrivent à nous éjecter toutes prématurément, ça ne leur coûterait pas plus cher que de payer des boulets qui en foutent pas une correctement. Si ça devait se produire sans distinction, je vous promets que ça risque de me mettre vraiment en colère. C'est rare. Ceux qui me connaissent bien savent que ce ne serait pas la meilleure des solutions...
En conclusion, cette journée à les entendre m'a fatiguée plus que les 4 jours précédents.

Voilà, maintenant, bon week end ensoleillé à tous ! Laugh
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Je ne m'y ferais jamais

Je reste toujours sidérée du peu de réactivité de certaines personnes. Soit, la formation que l'on reçoit en ce moment n'est pas complètement au top, un peu trop improvisée, pas assez préparée, notre présence n'a pas fait l'unanimité dans la maison. Bon, ça, ce n'est pas exactement un scoop, d'abord ça n'a pas été forcément caché, ensuite, on s'en est rendu compte (enfin, moi, oui). Mais là, j'assiste à un truc.... y'a des coups de pied au cul qui se perdent.
Quand j'ai passé mon entretien, je me souviens qu'on m'a dit qu' l'objectif serait de "repérer" deux ou peut-être trois personnes parmi nous, susceptibles d'intégrer l'entreprise de façon plus définitive. Je me souviens également qu'on m'a clairement dit que les postes pouvaient être à peu près n'importe où. Alors comment se fait-il que mes camarades intérimaires se révoltent quand elles "découvrent" (ce qui arrive tous les deux jours avec la même surprise renouvelée) qu'elles risquent de ne pas avoir d'avenir au delà de la date limite de nos contrats. Entre nous, si ils comptaient nous intégrer toutes, on ne nous aurait pas fait signer pour 4 mois. Bref, ça c'est une chose, je crois qu'elles ne comprendront jamais.
Mais alors aujourd'hui, j'ai passé ma journée dans la quatrième dimension. Au moins !
Cette semaine est la semaine de merde par excellence. D'abord, nos trois premiers jours sur Clermont ont dû s'improviser entre grève et non fonctionnement informatique, et n'ont pas été des plus productifs. Ensuite, ce matin, on devait recevoir nos boîtes mail, clé de voute de notre entrée dans le système, sans elles, on ne pourra pas travailler. Oui, sauf que le pilote du jour a passé un long moment en ligne ce matin pour gérer un problème quelconque et que le service informatique a tenté de le joindre à ce moment là. Du coup, ce qui devait nous prendre une bonne partie de la matinée s'est transformé en une longue attente. Passé un moment, j'en ai eu marre de faire les cent pas dans le vide à attendre que ça passe. J'ai donc trouvé quelqu'un en poste, et me suis mise en observation, tranquillou. Comme mes "copines" n'avaient pas sauter sur les conseillers, j'en suivais deux en simultané, sur des tâches différentes, histoire de rentabiliser le truc. A un moment, je suis allée de l'autre côté des bureaux, et j'ai trouvé là mes 6 compagnes, assises autour d'une table, la mine aussi réjouie que si elles revenaient d'un enterrement. Chacun son truc. Et à midi, je pars déjeuner avec trois d'entre elles. Et voilà-t-y pas qu'elles exposent la théorie du complot : c'est évident, ils veulent qu'on se plantent, alors ils font tout traîner, ils nous merdent volontairement la formation, nous laisse errer comme des âmes en peine, parce que de toute façon, il ne veulent qu'une chose, c'est au 20 juillet nous dire qu'on est nulles et qu'on peut rentrer chez nous. Et plus elles le répètent et en parlent entre elles, plus elles en sont persuadées. Certes, on ne nous coache pas à la seconde, et on est souvent dans le flou. Et alors ? Ne peut on reprendre la main ? Ne peut-on pas aller au devant des agents et prendre des initiatives ? Alors qu'elles ont passé la semaine dernière à râler de ne pas prendre les casques assez parce que les formatrices officielles étaient occupées, moi, j'y ai passé pas mal de temps. Au casque, sur l'ordi, à commencer de faire ce pour quoi je suis venue. Et j'ai fait des conneries, et j'ai mis du temps à faire les choses. Mais j'ai appris, j'ai pris quelques repères. Aujourd'hui, on ne savait pas quoi faire de nous, je les ai vu errer en faisant la gueule. Je me suis trouvé un siège en bonne compagnie et j'assure une partie de ma formation par mes propres moyens. Et du coup, je me fais des copains sur place. Ce qui ne m'empêche pas de mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Sauf que, peut-être qu'ils ont du boulot, peut-être que notre présence n'est pas souhaitée par tout le monde, peut-être qu'il est compliqué d'improviser cette formation, peut-être qu'un mamouth, on ne lui fait pas courir un 100m en moins de 10 secondes. Peut-être aussi qu'on est pas habitué à former, peut-être que malgré tout ça, on aimerait bien qu'on soit aussi efficaces que possible dans trois semaines. Alors peut-être, au lieu de pleurer (si si, c'est vrai, y'en a une qui a fondu en larmes), au lieu de se plaindre, de râler, de psychoter, de paranoier à fond les manettes, peut-être est il plus sain de se prendre un petit peu en charge. Moi, du monde prêt à me filer un coup de main, j'en ai trouvé. Même de ceux qui ne sont pas forcément super ravis de la situation, mais essayent d'en tirer partie, ou du moins, de faire en sorte que ça se passe bien, parce que de toute façon on est là, et de toute façon, plus on en saura à l'heure dite, moins on les ennuiera par la suite.
Elles font comme elles veulent, mais avec un état d'esprit pareil, elles sont pas dans la merde tiens ! Du coup, je pense que je vais très bientôt être mise à part. Fayote ? Lèche-botte ? Egoïste ? Ou je ne sais quoi encore. J'ai l'habitude. Certaines aptitudes me coûtent certaines relations. Mais ce ne sont que des relations, et je ne vais quand même pas rester solidaire d'un grand n'importe quoi stérile et ne rien faire parce qu'elles ont besoin qu'on leur tienne la main pour aller pisser. Je fais ma vie et si ça les emmerde, tant pis. C'est pas elles qui nourrissent mes gosses et payent mes factures. Si il y a une chose dont je suis sûre, c'est que si il n'y a qu'un seul poste à proposer à l'une d'entre nous, ce sera pour moi. Je ne compte pas dessus, contrairement aux autres, mais je fais en sorte de ne pas me priver de cette possibilité. Et advienne que pourra. Et si le temps me semble parfois long, je n'ai pas la sensation de le perdre pour autant. Le grand complot ne m'atteindra pas Laugh !
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En direct de...

Ma salle de formation. Aujourd'hui, jour de grêve, si si, ça arrive ! Résultat, pas moyen de récupérer les codes de connexion, il est dix heures, et on a rien fait encore. A part écouter un peu de musique... j'ai eu du nez de prendre le portable ce matin...
Ah, et petite cerise sympa, on a attaqué la journée avec une alarme dont on ne sait pas s'il s'agissait d'un exercice ou d'une blague des grévistes... Je sens que ça va être une journée efficace.
Si ça continue, je leur passe ma bibliothèque iPhoto en diaporama avant la fin de la journée !

PS : et en plus, il n'y a pas internet !!!
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On était pas vendredi ?

Et bien non, raté ! Pourtant ce matin, j'aurais volontiers parié là-dessus, et il semble que mes petits camarades de jeu aussi ... La journée d'hier était sans doute la plus dense de toutes celles prévues. D'ailleurs aujourd'hui, je me suis limitée fait ch***, fichue habitude de tout absorber tout de suite. Je dois être en sphaigne quelque part, ce n'est pas possible autrement. Bon, ça n'empêche que la semaine est longue quand même, malgré le lundi férié. La route est agréable mais usante, ou plus exactement ce sont les autres usagers qui m'usent, me font perdre du temps, me gonfle à rouler à 60 ou 70 km/h quand on peut aller à 90, d'autant qu'il y a souvent trop de circulation en face pour espérer doubler. J'en ai pris deux ce soir, un pour la sortie de Clermont, qui roulait presque sur la bande de gauche en plus... et un autre en arrivant sur Vichy, et quand ça sent l'écurie, on voudrait pouvoir appuyer un peu plus. Bon, d'accord, c'est pas la mort, mais j'aime pas qu'on se mette sur mon chemin, non mais !
En plus j'ai commandé un nuage pour me préserver de la température de fou qui règne en ce moment, mais il est pas encore livré, et sans clim... je colle un peu à l'arrivée (so sexy, isn't it ?).
Bon, je râle, je râle, mais c'est quand même super intéressant, le groupe est sympa, le formateur un peu mou, mais je lui reconnais une efficacité certaine. Le self est généreusement garni, et c'est plutôt bon, on se goinfre comme des morts de faim.
Bon, c'est pas tout ça, mais il reste demain, bonne nuit vous !
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Pfuiiii

Dure la reprise ! La circulation, la chaleur de la voiture (et non, j'ai pas la clim), les néons de la salle, la lenteur du formateur, fort sympathique au demeurant, mais ça ne va pas assez vite à mon goût. Bon, on ne va pas cracher dans la soupe, c'est sympa, intéressant, on a un grand parking (c'est précieux dans le centre de Clermont !), et le self est agréable, d'autant qu'on y mange pas mal pour ce que j'ai pu en voir.
Reste que je n'ai pas l'habitude de me lever aux aurores, c'est même à l'encontre de mon horloge biologique, et j'ai donc un peu de mal à m'y faire.

posté le 6 juin à 23:17
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Elle Doit Filer au travail

Ben, voilà, fin momentanée de l'aventure ANPE, lundi, j'attaque pour environ 2 mois de formation, suivis d'un peu d'Intérim, avec pour vocation d'intégrer définitivement les meilleurs éléments. Adieu bronzette du matin et glande comme je veux, bonjour le chèque décent à la fin du mois et bon manger dans mon caddie.

posté le 17 mai à 13:09
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La loi des séries...

La loi des séries s'applique le plus souvent aux emmerdes divers et variés. Du moins pour ce que j'ai constaté ces trente et quelques dernières années.
Et pourtant, pour une fois, l'inverse se produit. D'une manière générale, cette année-ci se présente beaucoup mieux que les précédentes, maigre exploit, mais tout de même. Là, on frise l'excès de vitesse. Après mon rendez-vous prometteur de vendredi matin, j'ai eu un appel ce week-end, rencontre fixe à jeudi matin, même si ça me paraît peu concluant. Et ce matin, encore un appel. Je vais voir tout à l'heure. Et ça peut m'intéresser.
Et en plus, le soleil a repris ses droits, les températures remontent, après un week-end très très mitigé.
Et puis J-10, et ça, c'est vraiment la meilleure des nouvelles !

posté le 15 mai à 12:46
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On vit une époque formidable !

Prenez trente C.V., tous bien, des gens sérieux, les compétences requises. Gardez en huit. Recevez-les en entretien, et n'en conservez que quatre. Et c'est ici que le mien arrête son parcours. Faute d'expérience dans ce métier là, la concurrence est lourde, et j'ai en face des filles qui ont des années de pratique, moralité, personne ne saura jamais si par hasard je ne serais pas meilleure...
Parfois, je me demande si je n'aurais pas aussi bien fait de continuer à subir ma vie d'avant, au moins je faisais ce qui était devenu mon métier, et personne ne s'avisait de le remettre en cause. Après tout, peut-être y aurais-je survécu encore un peu...
Quant à me mettre à mon compte, c'est bien joli, mais un, il faut un minimum de financement, deux, il faut en tirer un minimum de revenus. Trop risqué à l'heure actuelle, surtout ici.
Retour à la case départ.
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Mon dernier jour chez OCPF

Tout à fait officiellement, ce soir, je serais libérée. Un peu étrange tout de même, puisque j'ai cessé toute activité depuis le 18 octobre dernier. Demain, je serais, enfin, au chômage.
J'ai attendu le dernier moment pour prendre rendez-vous avec les ASSEDIC, passage obligé pour la suite. Je n'aurais pas dû. Ils ne travaillent pas le vendredi. Je savais qu'il n'y avait pas d'accueil physique, certes, mais je pensais qu'il y aurait au moins une permanence téléphonique, d'autant que le central d'appel est départemental. Et bien non. Je devrais peut-être y faire parvenir un CV, week-end de trois jours garantis, et je gage que ce n'est pas au détriment des RTT.
Quand je pense que je bossais deux fois plus pour deux fois moins que ces gens là... Ceux-là même qui ne peuvent prendre de pré-inscription quand vous arrivez avec un projet de reclassement un peu trop tôt... Ils ont réussi à finir de me dégoûter d'un système déjà peu en odeur de sainteté ici.
Fatiguée, démotivée, pas, plus envie de me battre.
Bonne journée chez vous, je m'entraîne à l'assistanat, je vais glander devant les programmes débilitants du PAF
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