On nous prend pour des...

Cadeau empoisonné

Je trouve dans ma boîte aux lettres ce matin une enveloppe dont la fenêtre me laisse entrevoir une feuille verte. Tiens. Pas de tampon explicite sur l'enveloppe, elle a été expédiée à Roanne, qui sans être très loin, n'est ni dans mon département, ni même dans ma région... Intriguée, je décachette et découvre alors un "bon pour un bilan de santé gratuit". Qui semble émaner de la caisse d'assurance maladie, mais ça fait tout de même un peu chip leur truc. Bon, peu importe, même si un simple papier blanc me paraît plus économe, et en teintures et en prix, puisqu'on parle d'économie et de développement durable à tous les étages. Le bon en question, donc, m'invite à me rendre dans un centre pour me faire réaliser un bilan de santé gratuit. C'est super gentil de leur part. Je suis sensée remplir le bon et le leur retourner en attendant qu'on me fixe un rendez-vous (aucune précision n'est donnée quant au délai relatif nécessaire au traitement, 1 semaine ? 1 mois ? on ne sait pas). Je dois cocher au moins deux jours où je pourrais me rendre disponible. C'est vrai qu'on a tous au moins deux jours que l'on peut libérer de façon certaine. Soit, je reconnais qu'il faut bien se donner un point de départ, mais ne serait-il pas mieux de donner un numéro de téléphone pour prendre le rendez-vous ? Je pense à tous ceux qui bossent en équipe ou ont des RTT tournants, et à tous ceux qui, d'une manière générale, ne maîtrisent pas une totale régularité dans leurs disponibilités... je présume qu'une fois que l'on retourne le précieux sésame, on reçoit une convocation, et on se débrouille pour s'y rendre. Le papier précise également que l'examen ne peut avoir lieu que le matin à jeun. Bien. Et j'ai le choix, figurez-vous. Oui, oui, je peux aller passer cet examen soit à Moulins, soit à Montluçon, c'est à dire au mieux à une soixantaine de km de chez moi. Il me faut donc partir tôt, à jeun complet, en voiture ou en train, pour aller faire ce bilan offert par ma caisse d'assurances maladie, par un médecin (j'espère) dont je ne sais strictement rien. Alors, si je résume je vais :
-payer un aller retour en train (dans les 18 euros), plus le bus pour aller à la gare et en revenir (2,80€)
-ou éventuellement prendre ma voiture, dépenser de l'essence, et sans doute du stationnement (voire un PV si je ne peux aller recharger le parcmètre à temps, puisque je ne sais toujours pas pour combien de temps je suis là), le tout en prenant la route à jeun, ce qui est fort prudent... imaginez que j'ai des problèmes de santé, ben c'est les pompiers qui les trouveront quand ils me ramasseront sur la bas côté...
-attendre un temps indéterminé (ce qui monopolise donc à minima une demie-journée, peut-être une entière ? on ne sait pas combien de temps ça dure, doit-on attendre des résultats sur place ? ah ben tiens, c'est pratique pour le train...), donc si je travaille, renoncer à une journée de salaire
-me payer un petit-déjeuner copieux pour me remettre de mes mésaventures
Tout ça pour un examen médical gratuit (pour moi, oui, mais il coûte à la sécu tout de même, ces gens qui vont me prendre en charge sont bien rémunérés d'une façon ou d'une autre, les examens aussi (dois-je en plus arriver la vessie pleine malgré la bonne heure de route qui m'attend ? ah ben c'est la crise assurée alors, mon rein va bien, mais il n'aime pas trop que je le fasse attendre et me le fait payer cher si j'essaie, surtout pour m'apprendre que je rate mon examen d'urine et que quelque chose n'est pas normal. Noooon ? sans blague ?).
Madame la CPAM, tu es bien gentille de te préoccuper ainsi de ma petite santé, mais tu sais quoi ? Quand je me sentirais patraque, je prendrais mon téléphone, j'appellerais mon médecin de famille (pardon, mon médecin référent), je partirais un petit quart d'heure avant, le temps de trouver une place, je mettrais un euro dans la machine, j'attendrais au chaud avec un bouquin sympa, et pas trop longtemps, parce que mon doc adoré, il sait gérer son carnet de bal, et sauf épidémie ou urgence, il n'y a jamais plus dune vingtaine de minutes d'attente (en fin de journée), souvent moins de 10. Je serais ensuite reçue par ce grand type charmant qui s'occupe de moi depuis une vingtaine d'années, connaît tout de moi ou presque, mes bonnes et mauvaises habitudes, mes défauts de fabrications, et autres grains de sable dans ma belle mécanique. Il prendra des nouvelles de mes enfants, m'en donnera des siens, on discutera de choses et d'autres. Et puis s'il juge que j'ai besoin d'examens complémentaires, il me les prescrira, j'irai les passer à 5 minutes de chez moi, dans un labo que je connais, avec une infirmière qui sait que je tombe dans les pommes une fois sur deux si on me pique). Il m'en coûtera de tout cela ce que toi, gentille sécu, tu ne prends pas en charge,ce sera toujours moins que les frais de transport et autre jusqu'à ton centre, avec un gain de temps considérable.

Alors quoi ? Jamais contente ? Ben non, pas trop en fait. Je ne saisis pas du tout l'intérêt de la chose.
Je vois les remboursements baisser d'années en années, et j'ai un peu de mal à le digérer quand je vois tes dépenses, disons mal gérées... Quel va être le taux de retour de cette initiative ? Faible je pense. Pour combien ? Je ne parle pas des trois magnifiques enveloppes contenant les feuilles de vaccinations contre la grippe qui devait tous nous tuer. Ce n'est rien à mon niveau, bien sûr, mais ramené à la population entière, putaing cong, ton trou déjà béant n'est pas près de s'arranger, et que va-t-on faire pour essayer de ne pas trop empirer les choses ? Ah ben réduire les remboursements, évidemment ! Suis-je bête...

Je me considère comme bonne élève de la santé. Je consulte mon médecin tous les 2 ou 3 ans et on va dire 2 visites/an pour chacun des enfants (dont une commune pour la délivrance des certificats sportifs), mes maladies sont "chroniques" et ne nécessitent donc pas de visites systématiques, l'une se soigne à coup de molécules en vente libre, je ne me les fais pas prescrire, ni rembourser, l'autre est gérée essentiellement par un contrôle de ce que je mange et bois. Voilà qui ne coûte rien non plus. Tu n'as jamais vu passer le moindre remboursement dentaire, et faute de mutuelle, je ne change pas nos trois paires de lunettes chaque année, même si parfois, du coup, je vois moins clair, tant que je ne provoque pas d'accident, ça ne coûte rien à personne, n'est ce pas ? A part mes deux accouchements, je n'ai jamais été hospitalisée, mes enfants non plus.
Alors oui, quand je vois arriver des initiatives à la con qui ne servent à rien d'autre que perdre de l'argent qu'ils n'ont pas, ça me gonfle un petit peu... je préférerais être mieux remboursée sur un truc qui me sert (disons la fameuse franchise, histoire que ce soit égalitaire, même si perso, je choisirais les lunettes, mais tout le monde n'en porte pas).

Aller, on se retrouve dans quelques mois, j'aurais gagné, je crois, la mammographie obligatoire (si quelqu'un a un tuyau pour y échapper, je prends).
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Jath et les administrations

Lorsque que vous vous retrouvez à devoir retrouver du travail en fin d'année, vous cumulez les joies administratives. J'en suis là.
Je me suis donc réinscrite au pôle-emploi (ce qui aura eu le mérite de me permettre de retrouver une copine de lycée perdue de vue depuis.... euh....passons ce détail insignifiant). Mes indemnités furent longues à calculer, il fallait attendre la télétransmission des données par ma boîte interim. J'ai également fait un petit mail à la CAF pour les prévenir de ma nouvelle situation. Puis je fus rappelée par mon ancien employeur pour 5 semaines. Entre temps, je reçois, comme tout le monde, ma taxe d'habitation et redevance audiovisuelle. Forte de mes revenus amoindris, je contacte les impôts pour leur demander un peu d'indulgence et quelques délais. Seulement voilà, pour qu'ils acceptent, ils demandent des justificatifs. Autant ça me parait normal, autant j'étais ennuyée, car les papiers demandés, je ne les avais pas. En particulier mon attestation de prise en charge par le pôle-emploi (voir plus haut). Me voilà donc à appeler la dame des impôts pour lui expliquer la situation. Là encore, des fois, l'administration marche bien : j'ai eu mon interlocutrice en 2 minutes tout compris, lui ai expliqué la situation, et cette femme tout à fait charmante m'a proposé d'attendre tranquillement que je reçoive tout ce qu'il fallait, simplement de la recontacter si je n'avais toujours rien d'ici mi-novembre. Les papiers sont arrivés, furent transmis, mes demandes acceptées. Merci les impôts, je vous aime ! (notez d'ailleurs que leurs services m'ont toujours réservé le meilleur accueil, et qu'on peut tout à fait négocier avec eux, tant que les demandes sont raisonnables, ça va de soi).
Alors que j'avais repris le boulot, je reçois en copie un mail de ma responsable de service, signalant au responsable des interims aux RH que mon contrat n'était toujours pas validé, alors que j'étais déjà en poste depuis une semaine. Apparemment ça n'avait pas affolé mon agence interim non plus, pourtant ils étaient au courant puisqu'ils m'ont appelé pour me confirmer la mission au début de la semaine précédente. L'erreur est réparée. Vient le moment de valider mes heures de la semaine (pour la petite histoire, nous étions la dernière semaine d'octobre). Bizarrement on reçoit un papier transmis par fax, mais à un autre service, où j'ai exercé les années précédentes. Renseignements pris, c'est une erreur, on en tient pas compte, on fait comme d'habitude. Mouais, j'ai commencé à me méfier. J'ai appelé l'agence interim. Qui m'a confirmé ce que je commençais à redouter. Donc, il était trop tard pour que mon salaire d'octobre me soit versé en novembre, ce sera régularisé en décembre. Bah, sur le moment, je ne me suis pas offusquée, j'ai demandé une avance, et je suis retournée accueillir mes clients. En parallèle, fin octobre, j'ai fait ma déclaration au pôle-emploi, déclarant mes heures, calculant à peu près le brut, et basta. A priori j'ai fait ma part du taf.
Sauf que.
Sauf que quand on déclare des heures de travail et qu'on est inscrit comme demandeur d'emploi, on DOIT fournir la fiche de salaire correspondant dans les 30 jours. Mais les fiches en questions sont maintenant télétransmises par la boîte interim, et je n'ai en principe pas à m'en soucier. Ah ben oui, mais non. Puisqu'ils ne m'ont pas établi de fiche de paie pour octobre, ils n'ont rien transmis. Et me voici donc début décembre, à nouveau libre et sans boulot, quand tombe dans ma boîte aux lettres un courrier qui me dit que, comme je n'ai pas retourné la fiche de salaire dans les temps, je dois le montant de ce qui m'a été versé avant de reprendre le boulot, et qu'on me suspendra mes indemnités à concurrence du trop perçu. C'est pas tout à fait comme si je pouvais m'en passer. Intervention de ma copine citée plus haut que j'ai appelé au secours, qui me suggère de faire faire une attestation de la boîte interim, de façon à ce qu'on enregistre de suite le truc. J'appelle donc. Et je demande une attestation.
Ils n'ont pas.
Oui, j'imagine bien que c'est pas prévu, mais peut-être un courrier simple, où le monsieur mettrait dessus le nombre d'heures, le salaire horaire et les dates.
Oui, mais bon, ils sont en clôture des payes, ils n'ont pas le temps.
Pis de toute façon, comme ils sont en clôture, ce sera régularisé normalement la semaine prochaine.
Normalement ? Attends mon petit, on s'est pas bien compris, on parle pas de 70 euros, mais d'un peu plus de 700, dont j'ai connement besoin pour des trucs ouf, tu vois, le loyer, la bouffe, les factures. Alors serait-il possible de prendre deux minutes pour me faire un courrier simple qui fasse apparaître deux malheureuses informations qui me seraient fort précieuses pour débloquer la situation ?
Bon bon, je n'ai qu'à passer dans la journée il me le fera.
Hum, je sais, j'abuse, mais si le courrier pouvait être prêt quand j'arrive, ce serait idéal, au cas où j'arriverais et que l'agence soit pleine, et que ce soit un moment où il ne peut rien faire d'autre parce que parti dans une autre tâche crès crès importante, toussa ?
Bon bon, il prendra sur son temps de midi.
Merci beaucoup.
Je suis passée dans l'après-midi (après avoir touné 20 minutes pour trouver enfin une place de stationnement, et acheté deux sablés pour faire de la monnaie, pour payer le stationnement. A l'autre bout de la ville en plus. Sinon, c'est pas drôle. Ok, je râle, la ville est petite, même à l'autre bout, c'est pas bien loin. Oui, mais bon...
Bref, je récupère le précieux sésame (trois lignes, tout de même !),et le voilà qui m'explique que tout ce retard est dû à une erreur : ils m'ont affecté le contrat sur mon ancien poste (qui dépend d'un autre service de la grande maison où j'oeuvrais)... alors même que les 9 mois précédents, j'étais bien en place avec la bonne dénomination, le bon responsable, le bon service... et que l'équipe de l'agence interim n'a connu personne d'autre, la totalité du personnel ayant été renouvelé cet été. La nouvelle me met en joie...
Bref, je remercie et m'en vais 50 mètres plus loin, au pôle-emploi, je remets l'attestation (et une copie de mon contrat de travail, au cazou) au gentil monsieur, et m'en vais prendre un café en terrasse, bien mérité !
Dans la foulée, je reçois un courrier qui me dit que je dois des sous. Et rien de temps après, je consulte mon compte et découvre... un versement. Super copine jette un oeil, tout va bien, ils ont régularisé. A priori, le versement, c'est bien ce qu'on me devait, pas de panique. J'ai pas tout bien compris leur mode de calcul, mais bon, je décide de leur faire confiance, à vrai dire, je n'ai pas envie de chercher la petite bête.
Ces derniers jours, j'ai également reçu le formulaire de déclaration trimestrielle pour le RSA. Ah oui, j'avais omis ce détail, en septembre, j'avais fait une demande après une simulation sur le site de la CAF qui me donnait plus de 300 euros par mois de complément possible. On m'avait prévenu que le simulateur était souvent optimiste. Je veux bien le croire, et ne m'attendais certainement pas à une telle somme. Ceci dit, j'ai tout de même été surprise de recevoir une réponse défavorable : j'y ai pas droit. Ok. Sur le principe, pourquoi pas, mais le simulateur, il a sévèrement du plomb dans l'aile ! Le principe de précaution n'existe pas à la CAF, et j'imagine les coups de fil rageurs d'allocataires moins compréhensifs ! Moi je ferais les choses autrement, plutôt que d'annoncer un montant qu'on sait erroné, peut-être une simple phrase du type "compte tenu de votre déclaration, il est possible que vous ayez droit au RSA, veuillez remplir la déclaration" ou un truc comme ça. Un peu de diplomatie quoi.
Toujours est-il qu'ayant déposé une demande, je reçois le papier de déclaration trimestrielle. Je cherche les fiches de salaires correspondantes. (je passe sur le temps qu'il m'aura fallu pour retrouver septembre qui s'était glissée entre deux autres feuilles, avec le chat qui trouvait rigolo de me faire un remake de plizzzzzzzzz au milieu de ma paperasse étalée... moi non plus, j'f'rais pas ça tous les jours). Bon, je prends ma respiration, parce que je sais que c'est une chierie à remplir. Ben j'ai pété les plombs quand même. J'ai deux questions : qui est le con qui a conçu ce formulaire ? Comment font les gens qui n'ont pas mon humble cervelle ? Sérieusement, dans les bénéficiaires, j'en connais un paquet qui sont à un doigt de l'illettrisme, quand il n'y sont pas tout simplement. La plupart de ceux que j'ai rencontré à vrai dire. Ceux là même qui venaient faire remplir leur chèque auprès de moi quand je bossais, se contentant d'une part de me faire confiance, d'autre part, d'apposer une signature maladroite en bas du chèque...
Je vous explique. Grosso modo, vous voyez à quoi ressemble une fiche de salaire ? Un montant brut, horaire ou forfaitaire, puis la longue litanie des prélèvements de charges, lesquelles calculées sur tout ou partie du brut. Eventuellement, des avantages en nature viennent se mettre au milieu de tout cela, et quand vous êtes intérimaire, les indemnités de fin de contrat, les indemnités de congés payés, et dans certains cas, les primes. Et puis tout en bas, le net. Ce qui tombe dans votre popoche à vous.
Et bien, la CAF souhaite que l'on ventile les revenus dans la déclaration. Les salaires, les indemnités journalières, les pensions, les "autres revenus", les revenus exceptionnels.... y'a des lignes croyez moi ! Sauf que la CAF veut du net. Moi la ventilation, je l'ai en brut sur ma fiche de paie. Et puis les heures sup, c'est du salaire ou du revenus exceptionnel ? les indemnités ? sont-ce des primes ou non ? donc des revenus exceptionnels ou bien quoi ? Donc, essayer de calculer le montant brut pour chaque ligne et d'en sortir un net. Le tout étant, du moins en ai-je décidé ainsi, que le total soit bon (entre ma répartition et le montant qui me fut versé réellement). Après cette looooongue prise de tête, je me rends compte que je me suis plantée. Ce qu'ils veulent ce sont les revenus perçus sur les trois mois en question, non les revenus gagnés pendant cette période. Super, je me suis plantée dans les grandes largeurs, tout à refaire, et en intégrant un mois qui fut chiantissime car plein de petites lignes à la con à ventiler... et mon jouli papier tout sagouillé ! Dieu merci (enfin, merci maman), j'apprends qu'on peut télédéclarer. Youpi, me v'là sur le site. je trouve le lien. Tiens, j'ai qu'un gosse. Ah ??? Bon, ok, en fait, je pense que seul mon fils apparaît car en âge de travailler (plus de 15 ans quoi). A l'heure qu'il est, je n'ai aucune certitude quant à la justesse de remplissage du machin. De toute façon, j'ai peu de doutes sur la réponse, sans doute égale au trimestre précédent. Wait and see, là encore. J'ai soigné ma migraine et ma colère.
Ce matin, appel sur mon portable dans la matinée. La caisse primaire qui me propose les services de leur site internet (sur le moment, me suis pas méfiée, mais ils l'ont eu où mon numéro ? bon, en même temps, en 15 ans avec le même, peut-être leur ai-je communiqué un jour). Bref, la demoiselle me fait sa pub, étant pour les démarche en ligne, j'accepte de recevoir son mail. La seule info qui m'est demandée, c'est mon mail, donc ça va, au pire, ils peuvent pas faire grand chose avec. J'attends toujours son email. (auquel je suis sensée répondre, pour qu'on m'envoie une quinzaine de jours plus tard mon code de connexion par courrier, oui à la modernité, mais pas trop vite quand même !).
Et puis ce soir, comme tous les jours, je vais consulter les offres du jour sur le site du pôle-emploi. Bon, j'admets que je n'aime pas leur site, je ne le trouve pas très très bien foutu. Mais ce n'est pas le pire, alors je fais avec. Je trouve deux annonces susceptibles de m"intéresser. Les deux sont en télécandidature, c'est à dire que l'on ne peut postuler que depuis son espace candidat sur le site, et pas autrement. Donc, déjà, mon ancien dossier a été écrasé à la dernière refonte du site (moi qui avait eu tant de mal à le faire autrefois, au temps où les macs n'étaient pas particulièrement bien vus). Bon, je refais. C'est alors qu'apparaissent une liste de "compétences". Et en dessous une case à cocher par laquelle j'atteste être en possession des-dites compétences. Sauf que je suis un peu conne, mais je ne triche pas. Donc je ne peux m'engager à avoir des compétences que je n'ai pas. Tri radical ! Quid du potentiel ? Pour une putain de petite ligne que je ne maîtrise pas, basta, j'envoie pas. Deux postes où je ne candidate pas. Certes, je n'aurais pas été prise. Mais merde, quand même. Je ne rentre naturellement dans aucune case, parcours trop biscornu, autodidacte sur 90% de mes compétences, si je ne peux postuler qu'en cochant, ou je triche ou je reste chez moi. Oh, bien sûr, j'aurais pu passer un petit mail à ma copine pour lui demander de me mettre sur les rangs, mais j'estime qu'elle a assez donné en plus de son taf pour mon dossier. Et puis, si je n'avais pas de contact en interne, comment ferais-je ? Je compte bien aborder la question avec ma nouvelle référente, que je vais rencontrer le 31 prochain. Histoire de bien finir l'année.

Alors voilà, telle que vous me voyez là, je suis fatiguée. Fatiguée de réparer les conneries des autres, fatiguée de démarches vaines, fatiguée de la technique dont on est plus prompt à se vanter de la posséder que de faire en sorte que ça fonctionne, fatiguée de devoir remplir des petites cases alors même que mes réponses ne sont pas "prévues"... ça dépend, ça dépasse ! Alors pour les lettres de motivation, vous repasserez, la motivation en ce moment, elle est proche du zéro absolu (lequel se situe en deçà de -273°C, je le rappelle). Je n'ai rien à vendre, et pourtant, il va falloir. Et pas à temps partiel, pas au téléphone, pas pour deux semaines. Va falloir inventer un job sur mesure. Sur quelles compétences ? Mystère. Dans quel métier ? Aucune idée, je n'ai pas de métier. J'en ai fait beaucoup, un peu, mais je n'ai pas de métier à proprement parler. Et ce n'est pas facile ni à caser, ni à expliquer. Et ne me demandez pas ce que j'aimerais faire, la seule chose que j'aime, c'est apprendre. Et c'est pas très bien payé comme métier, appreneuse.
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Des primes

De la prime en l'occurrence. La prime à la casse.
On annonce en France des chiffres record de vente de voitures neuves, avant la baisse puis la suppression de celle-ci.
Je dois un être un peu couillonne, mais je n'ai jamais compris l'intérêt réel de cette mesurette. Je crois même l'avoir déjà dit, mais je n'ai pas le courage de rechercher. A part un gain au loto, y'a-t-il beaucoup de gens capables de s'acheter subitement une voiture neuve ? La plupart sont propriétaires de véhicules de moins de 10 ans, donc encore côtés et ont donc plus intérêt à les revendre directement, parce que de valeur supérieure aux 1000 euros gracieusement offerts. Ceux qui roulent dans les vraies poubelles, supra polluantes, comme ma vieille Volvo diesel de 88 ou même ma Honda de 91, n'ont probablement pas plus les moyens aujourd'hui qu'hier de devenir les heureux conducteurs d'un machin flambant neuf écologiquement présentable. D'ailleurs, je vous le confirme, j'ai moi-même refilé mes (très) vieilles voitures à deux de mes proches dépourvus de moyens de transport, et ai fait l'acquisition de ma Toyota de pas tout à fait 10 ans pour un prix supérieur à la prime, quoi qu'inférieur à sa côte, mais ça, c'est parce que le propriétaire précédent m'a fait (encore) une jolie fleur (et encore m'a-t-il fallu batailler sec pour obtenir un petit crédit bancaire pour profiter de l'aubaine).
L'écologie c'est bien, mais en zone rurale, quand on ne peut pas se payer une bagnole neuve, on fait avec les moyens du bord, si ça pollue, ben ma foi, tant pis, une voiture propre, c'est trop cher. On ne parlera même pas des transports en commun, assez peu pratiques et pas donnés dans nos contrées : quand il me faut plus de 20 minutes pour aller bosser en centre ville en bus, quand il m'en faut 5 en voiture, et que le billet me coûte plus que la consommation de la Toyo... et encore, j'habite en ville. Imaginez à la campagne où le service est tout simplement inexistant.
Bref, je garde le sentiment d'une aide qui n'en est pas une, qui donne juste un bon point au consommateur écolo-responsable (qui, si il a vraiment une conscience écologique, n'aurait pas agi différemment sans elle), ça booste un peu les chiffres de l'année, mais je parie plus sur les bonifications associées qu'ont donné les constructeurs. Les pauvres imbéciles qui roulent en vieilles caisses vont continuer, ajoutant simplement à la longue liste de galères (pannes, entretien, consommation plus élevée, pas de bonifications des assurances, pas de pastilles vertes les jours de restrictions de circulation...) le regard culpabilisateur de la société toute entière, mauvais élèves que nous sommes !
Par contre, je pense que la mesure en question n'a pas que légèrement pesé dans le budget de l'année...
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Le grand raout des prix littéraires

Article II

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Ceci étant posé, petit exercice de révision. Quel régime veut que les artistes qui (s')y produise n'aille pas à l'encontre du Pouvoir ? Quel genre de pays n'admet pas la critique, fut-elle rude ? Mais surtout ! Surtout quel abruti (oui oui, si celui qui a commis cette erreur grotesque passe par ici, je ne lui fais pas l'honneur de le nommer, je persiste et signe, c'est au mieux un abruti, au pire, .... soyons optimiste et espérons qu'il n'est qu'un abruti, c'est idiot, mais moins dangereux), quel abruti donc, peut exiger d'un écrivain un quelconque "devoir de réserve" ? Lequel n'est réservé qu'aux employés vis-à-vis de leur employeur (et entre autre exigé des fonctionnaires pour leur administration, ne crache pas dans la main qui te nourrit mon petit) pour autant que je le sache.
Nous voici donc face à un personnage qui exige d'une écrivain (scusez moi, écrivaine, je ne peux pas ça me déchire l'oeil autant que le tympan) qu'elle se plie à un devoir de réserve. Et sous prétexte que ses pairs l'ont auréolée d'un prix par beaucoup convoité, qu'elle ne dise pas tout le bien qu'elle pense de ce beau pays, qu'elle a d'ailleurs quitté après les dernières présidentielles.
Certes, elle n'y est pas allée avec le dos de la main morte, cependant, puisqu'on n'interdit pas de paroles ni de plateau télé certaines idéologies racistes et malsaines, qui en plus d'insulter le gouvernement la plupart du temps, méprise en plus le peuple, ou disons 80 à 85% de celui-ci, je ne vois pas en quoi cette respectable femme érudite n'aurait pas eu le droit, en réponse à une interview, de donner le fond de sa pensée. Non, parce que bon, en plus, elle n'est pas allée provoquer l'affront, elle a simplement répondu à des questions en toute franchise. D'ailleurs, la-dite interview des Inrockuptibles, date de plusieurs semaines et ce n'est qu'aujourd'hui que Monsieur R. percute. Oh, j'imagine que jusqu'à ce jour de novembre où Marie NDiaye reçut le Goncourt, il ignorait jusqu'à son existence et que sans la compétence d'un assistant parlementaire zélé, il n'aurait pas eu un bon CV dans les mains. N'empêche que. Si toutefois elle était allée un peu fort dans ses propos (et j'ai bien dit si), alors monsieur, vous venez de lui donner raison. Parce qu'un homme politique qui réclame ce genre de chose, c'est réellement monstrueux, inadmissible, indigne, et certainement pas démocratique.
Madame NDiaye, je ne vous connaissais pas non plus avant ses événements, mais je puis vous assurer de mon plus grand respect. J'imagine que vous posez un gros problème à notre petit capricieux, en général, à celui qui crache dans la soupe, on lui répond que s'il n'est pas content.... ah ben zut, vous n'avez rien dit (hyper médiatiquement parlant) mais vous, vous l'avez fait depuis longtemps : la France on l'aime ou on la quitte... y'a des jours comme ça, je viendrais bien vous rejoindre !
Dieu merci, personne et surtout pas l'Académie, ne semble prêt à se plier à une idée aussi saugrenue que totalitaire.

Monsieur le Président de la République (je mets encore des majuscule, tout n'est pas perdu), vous n'êtes pas celui que j'ai choisi, et j'avoue que j'en tire une certaine satisfaction, puisque vous construisez aujourd'hui une France telle que je craignais que vous puissiez le faire, et que j'aurais sincèrement préféré d'autres voies. Je supporte tant bien que mal, en attendant les prochaines élections pour exprimer à nouveau mon choix d'une autre politique. Mais franchement, là, vous voulez pas ouvrir les yeux deux minutes et au lieu de vous offusquez des paroles un peu trop directe de Rama Yade (pitié gardez là, j'ai au moins la certitude qu'il y a un être humain dans cette équipe gouvernementale), tapez donc un peu sur les doigts de certains de vos soupirants les plus zélés, ou établissez carrément un nouvel ordre monarchique, ça aura au moins le mérite d'être clair !

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Ce n'était donc pas qu'une impression

Il faut tout de même que je vous narre mes différentes aventures orangées. Il y a quelques semaines, la FNAC change ses forfaits, et propose tout pile poil ce qu'il me faut, deux heures au lieu de trois, mais une option qui me manquait vraiment en échange, pour le même prix. Je filais directement sur le site, et j'y apprends que pour augmenter, je peux le faire par téléphone, mais pour baisser (je ne baisse pas en prix, mais je baisse en temps, pour eux, c'est pareil), il est écrit en toutes lettres que je dois me rendre dans la FNAC la plus proche.
OOOOOOOK. J'ai le choix entre me taper un AR Clermont-Ferrand juste pour cela, ou patienter jusqu'à ma prochaine escapade parisienne, où je ne manque jamais l'occasion de faire quelques courses. Choix deux, cela va sans dire.
Samedi, nous partons donc en début d'après-midi pour la capitale, choisissant de commencer par ça, avant qu'il n'y ait trop de monde. Ainsi fut fait. Un jeune homme avenant s'occupe de nous Sauf que notre demande le laissât sur son céans si je puis dire. Lui, il sait demander un renouvellement de téléphone, mais un changement de forfait, normalement, il dit au client d'appeler. Ben voui, mon bon monsieur, mais ton site, il me dit le contraire, et j'ai fait 400 bornes rien que pour ça, alors faut que tu m'aides là tu vois. Bon, on a bien senti le "et meeeerde" intérieur qu'il n'a pas manqué de penser quand il a vu qu'on ne lâcherait pas l'affaire comme ça. En même temps, je le comprends, il est sensé faire du chiffre et on doit lui coller la pression pour ça, alors un truc qui va lui prendre du temps et lui rapporter pas un kopeck... ça ne le réjouit pas. Mais il s'exécute poliment, et va donc appeler Orange directement pour savoir ce qu'il doit faire. Forcément, un samedi après-midi, ça prend un peu de temps, et la demoiselle au téléphone ne semble guère plus renseignée. Mais de bonne volonté : elle va demander. Pour finir, 5 minutes plus tard, je recevais les messages de confirmation. Ouf, merci bien jeune homme et bon courage ! Me reste à attendre le 13 octobre pour que ce soit activé.

Tout ne s'arrête pas là, mon nouveau forfait va avec mon nouvel iPhone (enfin, mon ancien que je récupère, en échange de mon ex nouveau, vous suivez ? non ? tant pis !). Bref, le petit iPhone 8GB va être vendu, et donc, il faut le désimlocker. Hier, j'appelle le service qui va bien. Musique, blabla, tapez 1, 2, 3 ou ce que vous voulez. A un moment, j'entends un petit clic, et une amorce de mot, avant retour immédiat au message d'attente. Tiens donc ! Je n'ai pas pu m'empêcher de penser que j'étais en fait en ligne avec quelqu'un qui finissait son dossier précédent, buvait un coup, ou échangeait trois mots avec sa collègue d'à côté. Sauf qu'elle peut pas bloquer les appels sans que ça se voit, alors que la mise en attente, c'est transparent une fois qu'elle a décroché. Je ne blâmerais pas la demoiselle, elle fait un boulot à la con, j'en sais quelque chose. Et puis, j'ai peut-être rêvé, en plus. Finalement, au bout de quelques minutes, qui paraissent toujours une éternité, j'ai une demoiselle qui me demande l'objet de mon appel, et ... conversation coupée en plein milieu de sa phrase.
Et zut
On recommence.
REattente. Et hop, une autre demoiselle, et en moins de trois minutes, le nécessaire était fait, les politesses échangées, tout bien quoi.

Ce soir je consulte mon suivi conso. Et bien mes doutes n'en sont plus : j'ai bien été décrochée et mise en attente. Ce n'est pas bien grave ponctuellement. Et d'autant moins que c'est décompté de mon temps de forfait que je n'utilise pas. Sauf que ce n'est pas le cas de tous les clients. Dans certains cas, ça coûte, assez cher même. Et je ne suis pas certaine que le service client voit directement la catégorie du client (ou qu'il y prête attention).

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Alors non, je n'en veux décidément pas à la demoiselle, mais plutôt à la politique des entreprises qui demandent à ses employés une perfection dans un boulot que les décideurs seraient bien en peine de pratiquer. Et je sais de quoi je parle, si ce n'est que j'ai eu la chance d'être dans une petite unité où on porte encore un peu d'attention aux "petites mains" (et où les résultats n'étaient pas plus mauvais qu'ailleurs au passage).



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Que fait la police (municipale) ?

Et bien elle travaille figurez-vous !
Et avec un zèle incroyable !

Soyez rassurés braves gens, nos municipaux veillent sur le respect de l'ordre dans notre bonne ville de Vichy. et aujourd'hui, j'ai failli.

Lorsque je descends en ville, selon ma destination, je cherche prioritairement un stationnement libre (entendez gratuit). si toutefois je dois me rendre brièvement en plein centre, et bien, je choisis un parking payant, et me fais fort de toujours toujours toujours mettre un ticket de stationnement, bien souvent pour une durée amplement supérieure à mes besoins. J'ai, la plupart du temps, de la monnaie sur moi (quitte à mettre 2 euro quand 50 cent suffiraient). Las ! Point de monnaie aujourd'hui, juste quelques piécettes rouges bien insuffisantes pour couvrir la somme minimale nécessaire. Soit, j'ai du liquide, en papier, dans mon sac, je suis à moins de 200 mètres de la Poste, laquelle dispose d'un changeur de monnaie. De plus, il n'y a pas de petit commerce à proximité, où je pourrais aller acheter une connerie, genre un paquet de mouchoirs, ou un truc du genre. Non, vraiment, la Poste est tout à fait indiquée, au plus rapide et au plus sûr. Le temps de l'aller-retour (5 minutes peut-être ? certainement pas plus), je m'apprêtais à payer mon écot avant d'aller passer 5 autres minutes chez mon "employeur", juste un papier à récupérer pour mon rendez-vous de demain au pôle emploi, et c'est juste devant le parking, 20 mètres de ma bagnole à tout casser. Et bien je n'ai pas payé mon ticket. Non, en effet, le contractuel bienveillant avait déjà repéré la mauvaise citoyenne que je suis, et mon pare-brise arborait fièrement le procès verbal, preuve de mon incivilité. Bon, et bien, il ne m'en remettra pas une dans les 5 minutes, je ne vais pas, en plus, reprendre un ticket.

Ceci dit, je n'aurais rien contre un distributeur de monnaie à l'entrée des parkings, parce que je n'ai vu nulle part dans les textes qu'il était fait obligation d'être en possession de pièces avant de mettre sa roue sur ces espaces, que l'aventure qui m'est arrivée aujourd'hui n'est pas la première du genre. Peut-être aurais-je dû au préalable traverser la ville pour trouver un commerce, dans un quartier où l'on peut se garer gratuitement et y acheter n'importe quoi dont je n'ai aucun besoin pour me procurer la monnaie ? Ou me garer en double file devant mon agence bancaire pour échanger mon billet ?
Il m'est arrivé rarement de ne pas payer, parce que j'en ai pour deux minutes, parce que je suis pressée, parce que tout ce que vous voulez, et la plupart du temps, j'ai pris un PV. Que j'ai payé de bonne grâce : j'ai joué, j'ai perdu. Mais vraiment, je mets un point d'honneur à rester dans les clous (c'est con je sais, mais j'ai une certaine tendance à rester dans les limites qu'on m'impose, même si ça m'emmerde parfois), alors j'ai tendance à mal prendre ce genre d'injustice.
Autrefois, ils passaient, notaient les numéros des voitures sans tickets, et repassaient un petit quart d'heure plus tard. Au moins ça laissait le temps de trouver de la monnaie autrement qu'en allant demander toujours au même commerçant, qui lui, préfère qu'on passe sa porte pour lui faire faire des affaires et finit donc par envoyer gentiment paître le pauvre automobiliste (et je n'en veux pas au commerçant, il n'est pas là pour cela non plus). Oh, bien sûr, je pourrais contester la contravention. Je l'ai fait une fois il y a quelques années. J'avais mis un ticket, mais il était tombé quand j'ai refermé ma portière. Je vous laisse deviner la réponse : fin de non-recevoir : le ticket DOIT être visible. Alors n'ayant même pas un ticket à fournir, et seule ma bonne foi, je vais m'asseoir gentiment sur mes 11 euro.

Vous voyez, amis vichyssois, nous sommes dans une ville bien tenue. Si les "hautes instances" se perdent ici au gré d'un moteur de recherche, qu'ils soient confortés, nos agents veillent sur la bonne tenue des comptes. Et nous prennent pour des cons un peu, aussi, je crois.


Sur ce, la mauvaise citoyenne miyonnaire que je suis va boucler ses valises pour prendre grassement 2 jours de break, dès que je serais sortie de mon entretien de réinscription au pôle emploi. Je vais aller faire la nique aux radars que je ne grille pas, avec une voiture dûment autorisée à rouler, convenablement assurée, équipée d'un GPS pour ne pas me perdre et gâcher du carburant sur les derniers kilomètres, et garder mes précieux zeuros pour les péages (hors de prix, bordel !) que j'ai au moins le plaisir de pouvoir payer avec ma carte bancaire ! En attendant un hypothétique TGV qui, si il arrive un jour dans le coin, aura peut-être la vilénie de ne pas s'arrêter ici.
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Baise des loyers

Ah bon ?

Il parait qu'en moyenne les loyers baissent. Pas de bol dans les moyennes, y'a les baisses et les baisés, et il me semble que j'entre dans cette seconde catégorie, je ne paye jamais que 17 euros de plus par mois cette année...
Qu'est ce que 17 euros me direz-vous ? Et bien aujourd'hui, pas grand chose, mais demain, quand je serais redevenue un membre éminent du pôle Emploi, ça va prendre des proportions hachement plus conséquentes. Sachant que c'est cette année la plus forte hausse depuis que je suis entrée dans cet appartement. Il faudrait que je vérifie mais je crois qu'on est à plus de 40 euros de plus qu'il y a 4 ans. On va me rétorquer du côté de mon bailleur, que l'immeuble est entretenu (ce qui est vrai, les fenêtres ont été changées, et ils nous font en ce moment un ravalement de façade - probablement sans isolant ce qui me fait une belle jambe moi, d'avoir une belle peinture dehors...), mais bon, zut quoi !
Ajoutons la hausse du gaz de 2008, très loin d'être compensé par les miettes du printemps, et sans doute une nouvelle à prévoir d'ici la fin d'année, la hausse de l'électricité (bon, ça, ça me fera 8 euros de plus sur l'année, je devrais y arriver). Et bien avec tout ça, je peux vous dire que je ne suis pas du tout optimiste quant à mes capacités à assurer à long terme...
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Petite question

Mes amis j'ai besoin de vos lumières.
Si vous achetez une veste, disons chez Promod, allez-vous vous plaindre de la couture qui a lâché chez Etam ? Iriez-vous à la pizzéria du coin réserver une table à la brasserie d'en face ? Iriez-vous chez Bouygues demander à modifier votre contrat SFR ou Orange ? Allez-vous réclamer le remboursement d'un produit acheté chez Auchan au magasin Carrefour ?
Quand vous payez des factures de façon récurrentes (genre téléphone, eau, loyer, abonnements divers et variés, assurances), savez-vous à qui vous faites vos règlements ? Quand vous souhaitez retirer votre nouveau carnet de chèque, vous rendez-vous dans votre agence bancaire ou la première que vous croisez ?

Non, pasque des fois je me demande quand même. Je travaille pour une enseigne. Celle-ci figure clairement en façade, et notre boutique est parsemée de la marque, de ses logos, de ses services. Notre charte graphique et nos couleurs sont fort différentes de celles de nos concurrents. Mais non, au mieux, nous avons le client interrogateur genre "otez-moi d'un doute, c'est bien ici ?" (un non, désolé suffit, il s'excuse poliment et parfois demande où est celui qu'il cherche), au pire, on se fait pourrir parce qu'on ne peut satisfaire à la demande. On me demande parfois d'appeler le-dit concurrent pour son client, on exige de donner les coordonnées pour joindre la société "adverse", et autre joyeusetés... "oui mais on peut pas les joindre, alors réglez le problème!"

Euh, les gens, j'hésite, soit vous arrêtez de suite la moquette, et vous passez au béton brut (ouais, le parquet, y'a les produits qui se sniffent chuis sûre), soit vous apprenez à lire, en particulier le logo et les coordonnées des sociétés avec lesquelles vous signez, c'est généralement en haut à gauche de vos factures, et puis en dernier recours si MAAF vous rembourse pas le sinistre déclaré, je crois pouvoir vous dire qu'il est inutile d'aller engueuler AXA, ils n'y pourront RIEN.

Donc, juste comme ça pour voir, savez vous qui sont vos fournisseurs d'eau, d'électricité, de gaz, de fioul, de téléphone, d'internet, d'assurance, connaissez vous le nom de votre propriétaire ? Savez-vous pour chacun d'entre eux (et autres dans le même genre) comment vous réglez ce que vous devez, à quel rythme et dans quelles conditions ? Savez-vous si vous avez une durée d'engagement ? Connaissez-vous les modalités de résiliation ? Et ce que chacun d'entre eux vous fournit exactement, y compris les services associés ? J'admets que dans certains cas, on voit bien qu'on a affaire à quelqu'un qui a un peu de mal à suivre, l'information finit par arriver, mais comment dire... la route est plus longue quoi. Mais la plupart du temps, ces "requêtes" viennent de gens d'une intelligence semble-t-il normale, qui regardent les infos, qui ont un discours sensé et une compréhension apparemment correcte... Et là, j'avoue que ça me laisse toujours un peu songeuse tout de même.
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Putain deux ans !

Putain, deux ans ! Seulement deux ans... A l'heure qu'il est il y a deux ans, j'espérais juste m'être trompée, que la majorité avait été plus clairvoyante que moi. Et bien, ce sont plutôt mes craintes qui se sont avérées justifiées. (euh, y'a pas une faute là ?)
Bref, encore trois ans à supporter ça, en attendant on serre les fesses.

Alors pour garder de ce jour un souvenir autrement plus aimable et sympathique, je souhaite un excellent anniversaire à Fred et Franck qui se reconnaîtront. Deux bisous chacun, picolez pas trop !
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Courant d'air

Oui, courants d'air. Parce que là c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres !
Je vous laisse lire par vous-même, et n'hésitez pas à donner une chtite signature si vous aussi vous pensez que c'est un poil abusé.
Dans le même genre, fesse bouc serait en train de faire un léger virage à 180° par rapport à ses CGU, y compris sur le point qui posait problème : l'utilisation des données et contenus ad vitam eternam, même si tout n'est pas résolu.
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Où l'on reparle de taxes

Voilà quelques temps qu'on en parlait moins, mais c'est un des marronniers de ces dernières années. A défaut d'augmenter la redevance, entre les fraudeurs et les exonérés, comment réussir à grapiller ? Mais en étendant la mesure aux ordinateurs pardi !
Il semblerait bien que cette fois on y coupe pas (suppression de la pub en soirée sur les chaînes publiques oblige, faut bien compenser)
Bon, dans l'absolu, je m'en fous, je la paye, et dieu merci, le nombre d'appareils de réception potentiels ne change rien au montant.
Par contre, ce que je sais, c'est que la réception de la-dite télé n'est pas donnée à tout ordinateur. Pour cela il faut soit une ligne ADSL qui permette la réception TV et un fournisseur qui propose ce type de services, soit une clé. Plus l'envie. Si je n'avais pas de poste de télévision chez moi, je n'aurais pas la télé. Par ADSL, c'est possible avec Orange uniquement. Or je ne suis, et ne serais pas cliente internet de cette société là. En tout cas, pas pour ça. De plus, mon ordinateur n'est guère utilisable pour regarder la télé, occupé qu'il est à faire un tas d'autre trucs. Et le prix des clés est pour moi rédhibitoire. Bref, si demain, je n'ai plus les moyens de mettre une télévision physique chez moi, je n'aurais plus la télé. Mais j'aurais 4 ordinateurs chez moi. Qui ne serviront pas à ça. Mais comment je le prouve ? Dois-je demander à Free de me faire une attestation confirmant que sur mon type d'abonnement et de ligne, il n'est pas possible de recevoir quelque chaîne que ce soit ? Et devrais-je apporter la preuve que je n'ai pas fait l'acquisition d'une de ces précieuses clés ?
Les possesseurs d'un antique ordinateur tout juste bon à faire un peu de traitement de texte bien incapable de recevoir quoi que ce soit (et à mon avis, mes G3 seraient bien emmerdés pour assurer si l'envie m'en prenait) devront-ils s'y soumettre ? Devra-t-on aller déclarer son équipement numérique à la préfecture ? Et puis, l'informatique, c'est un marché volatile, on achète, on revend, on rachète, mais plus petit, ou plus gros, pis on revend, ça évolue tout le temps, et on évolue avec. Certains se contentent de leur téléphone à internet intégré, ou d'un micro PC à la con (on peut regarder la télé là dessus ?), sans compter les supers affaires que vous n'aurez pas manqué de faire au supermarché du coin et qui tomberont en panne sitôt le dos tourné, certains n'ont pas d'ordinateur perso, mais un portable fournit par sa boîte. Doit-on payer aussi en ce cas ?
Et dans le même temps, on fait des mesures pour encourager chaque foyer à s'équiper, chaque étudiant à acheter un portable. Ohhhhh, le joli potentiel que voilà. Gageons que les cas d'exonération ne vont pas se multiplier dans les mêmes proportions.

Ah, et puis, à deux c'est encore mieux... vous reprendrez bien un chtit peu d'taxe ?
Pour financer la suppression de la pub, les FAI seront donc taxés. Et je doute qu'ils nous en fassent cadeau à terme, voyez vous... Alors si demain je n'ai plus de téléviseur, je continuerais de payer une redevance parce que j'ai un ordinateur, et mon FAI me répercutera une taxe pour financer la télé que je regarderais pas mais que je paierais quand même. C'est marrant, mais mon sens du civisme a des limites.

Et bien entendu messieurs les décideurs, toujours pas de lubrifiants offerts ? Nan ? Bon, soyons bio, tant pis pour la vaseline, on va passer à l'huile d'olive. C'est bon avec le pigeon non ? Et les petits pois, vous les avez dans la tête. A table !
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Ouh, c'est chaud

Je vous présente le mur de l'immeuble voisin. Le jumeau du mien. Comme vous pouvez le constater, les radiateurs sont sous les fenêtres, et les tuyaux du circuit de chauffage passent par les dalles...
Pour ceux qui ne voient pas bien ce qu'est un pont thermique, je crois que c'est clair non ?
fuite
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C'est la crise !

Et certains ne reculent devant rien pour s'en mettre un peu dans la poche.
2gilets
Ce n'est pas très net, pris sous le nez du gérant, mais néanmoins, je confirme à ceux qui douteraient de leur acuité visuelle qu'il est bien écrit que deux gilets sont obligatoires.
CQFD
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Où l'on reparle des primes à la casse

1000 euros pour mettre sa vieille bagnole à la casse. Peut-être. Bon, ce n'est pas la première fois qu'on nous fait le coup, mais sait-on jamais.
Et comme d'habitude, déception. Monsieur le président, messieurs-dames les ministres, conseillers, députés et autres pondeurs de mesures en tout genre, auriez-vous l'amabilité de bien vouloir redescendre sur terre ? Outre le fait que ça va faire comme les fois précédente, à savoir une brève hausse des ventes, qui retombera dès arrêt de l'aide, savez vous qui possède ce genre de vieilles bagnoles polluantes et peu sûres dont vous souhaitez voir les routes débarrassées ? Sur le principe, j'applaudis des deux mains. Moins polluer et avoir un parc automobile plus sûr, on ne peut qu'acquiescer. Seulement voilà, pour restituer sa voiture contre la prime, il faut signer un bon de commande pour un véhicule NEUF. Combien des propriétaires de ces voitures honnies en ont-ils les moyens ? Ce n'est pas cette prime qui va permettre à quelqu'un d'acheter une voiture neuve, tout au plus, ça en décidera quelques uns à changer leur seconde voiture maintenant, pour gratter un peu de ronds qu'il a de toute façon. Inversement, celui qui ne peut regarder que le marché de l'occasion l'a dans le fion et bien profond...

Cher papa noel, cette année, je voudrais un tube de vaseline, parce ça gratte un peu quand je m'assoie dans ce qu'il convient d'appeler une voiture par respect pour les 409000 km déjà parcourus. Et qu'une casse me reprendra si je la paye pour dépollution du moteur mais ne m'en donnera rien.
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