Jathénaïs

Belle Geek

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On nous prend pour des c*** !

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vendredi 31 mai 2013

Revue de press-ée jusqu'à la dernière goutte

Un seul titre ce soir, la suppression de Taratata.

Je paye ma redevance, bien sagement. Depuis que j’ai quitté le giron familial et possède un poste de télévision. Je n’en fais ni une fierté, ni rien de spécial, c’est juste un fait.

Cette redevance, paraît-il, finance le service public. Qui ne se finance plus par la publicité d’ailleurs. Quelle conséquence ? Les directeurs des programmes sont en train de vider les chaines de toute substance. On ne sait plus à quoi sert F4, à part diffuser des téléfilms sans intérêts et les redifs sportives aux heures où ses grandes soeurs lui laissent les miettes. 

Je me souviens d’un temps où on pouvait y voir Taratata en première partie de soirée. Par exemple. Ou des redifs d’émissions qui m’intéressaient mais qui étaient diffusées sur la 2 ou la 3 pendant que je travaillais ou dormais. 

Je me souviens qu’on nous expliquait il y a peu que la suppression de la pub permettait de garder intacte et détachée de toute compromission l’exception culturelle du service public. 

Or donc, privée de la manne financière salvatrice, tout coûte aujourd’hui trop cher. Et la grille est conçue en dépit du bon sens. On relègue à des heures impossibles les émissions rares. De fait, je ne doute pas qu’il en coûte un peu de fabriquer un Taratata. Ben oui, de vrais musiciens, de vrais techniciens, en nombre nécessaire, un plateau à la taille des âmes qui le fréquentent, et le matos à la hauteur. Des âmes justement, souvent exceptionnelles, qui viennent ici et nulle par ailleurs (à part vite fait, parfois, certains, au Grand Journal de Canal, qui n’a malheureusement pas non plus la carrure du NPA des années Gildas/DeCausnes). Un mix subtil entre groupes à la mode, grands pontes, légendes vivantes et petits jeunes qui ne vont pas tarder à se faire connaître. Une histoire entre eux et nous, des souvenirs, des rencontres, qu’on a partagé depuis deux décennies. On peut aimer ou ne pas aimer, mais on se doit de lui reconnaître une vraie identité, une vraie réussite. J’y ai découvert à peu près tous ceux que j’écoute aujourd’hui. Et j’adore le défilé de pompes de Nagui. 

Bref, je paye ma redevance pour voir des émissions comme celle-ci. Ou l’Ombre d’un doute, présentée par Franck Ferrand, dont je suis également l’émission radiophonique en podcast. Pour savoir que Des mots de minuit existe, ou même Chabada. Tiens JF Zygel est passé entre les gouttes ou ai-je loupé son éviction à lui aussi ? Et Levaillant sur France Inter.

Après un été qui sera sans doute aussi merdique à l’écran que dans les cieux, nous aurons donc une rentrée du PAF d’une platitude affligeante. Oh, on nous promet des nouveautés, de la modernité. Je m’attends donc à les voir essayer de faire du TF1 sans la puissance financière du groupe privé. Séries US de secondes zones, téléfilm français dignes de Derrick, rediff des collections Maupassant (personnellement, une fois de temps en temps ça va, mais point trop en abuser il ne faut), seul petit espoir, les diffusions en direct de théâtre, comme la pièce est jouée de toute façon, j’imagine que ça revient un peu moins cher. Encore faut-il qu’ils se glissent dans les bonnes salles, et ne rediffusent pas les captations à tour de bras, on va se lasser. Si au moins Drucker se lâchait à la télé comme à la radio… 

Non, on va avoir une télé à peu près aussi réjouissante qu’un hachis parmentier surgelé de marque premier prix face à une merveille de purée maison avec les restes de viandes finement hâchés, épicés, tomatés de frais, et gratinés.

Et bien c’est officiel, ma redevance va me faire mal au … cette année. 

Alors par pitié refoutez nous de la pub après 20H, encaissez les gros chèques de ces vilains capitalistes, et recommencez à produire ou à acheter ce pour quoi on paye !

Merde à la fin !

mercredi 29 août 2012

Syndicat mon Q !

D’accord, un syndicat, c’est fait pour défendre les salariés. Un syndicat de salariés s’entend.

Un syndicat de patrons, c’est fait pour défendre les patrons.

(oui, je suis trop trop forte, j’ai tout compris)

De part et d’autre, les chefs de ces clans crient à l’urgence de redresser la situation économique de notre beau pays. Bien bien bien. Personne ne sera étonné de constater que chacun a ses idées sur la méthode. Et que ces idées sont assez peu compatibles entre elles. 

Mais quand j’entends un chef syndical intimer au gouvernement de choisir entre les patrons et les salariés, sous la menace de mouvements sociaux, alors là, ça me hérisse le poil, voire me donne de furieuses envies de lui botter le fondement.

Et ducon ! Un tout petit peu de lucidité. Pour qu’il y ait des salariés, il faut des patrons. Des gens qui ont du blé et choisissent de faire tourner une boite plutôt que de se laisser rôtir sur une plage quelconque du bout du monde, où il vivrait sûrement très heureux. Alors oui, bien sûr, les abus sont à combattre, presser les salariés jusqu’à ce que délocalisation s’ensuive n’est pas une solution. Mais moi je serais choquée, profondément, si j’entendais le gouvernement tout entier mettre tout le patronat dans le même panier, et clouer tout ce beau monde au pilori. Bien sûr qu’il faut que les entreprises puissent gagner du fric. Je te concède que partager un peu le gâteau, c’est mieux, mais en attendant, si tu contrains un petit peu trop ceux qui ont les moyens de faire tourner le pays, tu crois quoi ? Qu’on sera tous fonctionnaires demain ? Payés en bonnes intentions puisqu’il n’y aura plus un kopeck à verser sur nos comptes bancaires ? Parce que les mecs, pour sûr, ils finiront par aller voir ailleurs, y dépenser leur argent.

Pas plus qu’il ne faut choisir de ne favoriser que les entreprises et leurs actionnaires au détriment des petites mains qui font avancer la machine au quotidien. 

Et tant que ces Astérix défendront farouchement leur petit village contre le vilain envahisseur, on ira droit dans le mur… 

A moins qu’on ne se téléporte au pays des Bisounours, mais je crois que la science est un peu en retard sur le sujet. 

Bref, vu le discours actuel, il est assez peu probable que je ressente la moindre once de compassion aux grèves qui ne vont pas tarder à nous tomber sur le coin de la gueule. Les seuls “mouvements” qui attireront ma sympathie seront ceux des ouvriers qui tentent de sauver leur boulot. Mais les combats “pour le principe”, qui n’ont d’ailleurs pour réelle vocation que de donner un certain poids aux organisations qui sont derrière, et n’obtiennent franchement plus grand chose depuis des lustres ! C’est pas du syndicalisme ça, les gars, c’est de la bagarre de cour d’école, c’est la guerre des boutons en plus gros. Et en moins drôle, si au moins vous défiliez à poil, on rigolerait un peu !

Quand ils se décideront à mener de vrais combats, on en reparlera !

Petite précision quand même : mon coup de gueule est à l’encontre des… patrons des syndicats (c’est comme ça qu’on dit non ?), des cadres, de ces mecs (oui, ça manque un peu de filles aussi dans ces sphères là, pour des gens qui crient à l’inégalité) qui sont bien loin de la base depuis… pfff, l’ont-ils seulement vraiment connue ? Parce que chez les petits employés et ouvriers, il y a des syndicalistes, convaincus et parfois convaincants, qui eux remueront ciel et terre pour sauver les miches des copains, vont au charbon pour le voisin, lèvent le poing pour les plus faibles, les plus exploités. Ces mecs là, ils se bougent au quotidien. Des fois, ils sont même pas syndiqués. Mais ils luttent contre les petites injustices, pied à pied. Et ceux là sont respectables, même si parfois je ne partage pas leur vision des choses. Qu’ils ne se sentent en aucun cas visés par mon mépris, je le réserve aux méprisables, ils n’e sont pas. 

Sinon, cela n’a absolument rien à voir, mais les paralympiques démarrent. Alors petit message perso pour Laurent : un grand merde ! 

mercredi 4 janvier 2012

Sale mec

“Sale mec”. Voilà donc les deux petits mots qui mettent toute la droite en émoi. Qui plus est, apparemment prononcés dans un contexte qui désamorce vachement “l’insulte”. Je passe sur les noms d’oiseaux à l’encontre du coupable du jour, depuis des mois, il en a pris,  directement, plein la poire. 
Mais plus généralement, j’avoue que de la part de ces gens qui sont une insulte à la classe et au bon goût depuis toujours, tant dans leur vocabulaire, dans leur style, que dans leur façon d’être, s’offusquer d’un “sale mec”, quand bien même il aurait été adressé à qui vous savez, je trouve la chose plutôt cocasse. 
Alors j’hésite. Le syndrome du “Ptit Nicolas” : “Mais euh, m’dame, y’a François y m’a traité”
Ou le syndrome de l’école de Neuilly, d’où l’on sait que certain maire de l’époque s’était illustré par un courage sans borne pour aller négocier avec le preneur d’otage et en retirât une aura sans comparaison, qui fait que fort de son succès, il surfe sur la vague, et reste donc aux commandes d’une.. cour de récréation (ce qui nous ramène à la proposition précédente).
A moins que plus simplement, il ne soit plus facile, pour éviter de faire campagne, de reprocher n’importe quoi à l’autre, de mobiliser son temps de parole en explications hors sujet pour mieux lui reprocher de ne pas s’exprimer sur les thèmes de campagne.
Les mêmes d’ailleurs parlent beaucoup du manque de propositions du candidat (des candidats en général d’ailleurs), mais le leur n’étant même pas déclaré, il me semble qu’ils balayent un peu tôt devant la porte des ptits copains. Le premier qui m’explique que la campagne est dans l’action du gouvernement, je lui réponds alors qu’il va falloir sérieusement songer à passer quelques frais “officiels” au compte du candidat, parce que le but, là, c’est entrer dans le jeu le plus tard possible, tout en préparant au maximum le terrain aux frais de la princesse. Le diadème nous va si bien… 
Déjà, quand mes enfants étaient petits, j’avais du mal à supporter les cris, les caprices, les chouinements de la cour de l’école. Mais alors là, ça me manque franchement. Parce qu’au moins ils avaient entre 6 et 10 ans, et à cet âge là, c’est un comportement acceptable, voire normal. A la cinquantaine bien sonnée et à la tête de l’Etat, ça me semble déjà plus inquiétant. 
En tout cas, nous sommes fixés, ces présidentielles se présentent par le siège… Nous revenons au fondement. Normal, pour une bande de t…. d. c..
Sinon, vous connaissez un pays sympa, accueillant, où les gouvernants gouvernent, avec plus ou moins de succès, mais au moins un minimum de sincérité et sans (trop) prendre le ptit peuple pour ce qu’il n’est pas ? Accepte toute offre sérieuse pour peu que convenablement rémunérée. 

mercredi 9 février 2011

Punis !

C’est avec un certain étonnement que j’ai eu vent, ce soir, de la réaction aux polémiques aéronautiques… Ainsi, nos ministres sont priés de prendre leurs vacances en France exclusivement, et tout voyage hors de os frontières sera subordonné à l’accord primo-ministériel. C’est à dire de l’homme même qui a répondu à une invitation ancienne et plusieurs fois réitérée du gouvernement égyptien. Soit. Il suffit donc que leur pote gouvernant à tendance légèrement despotique invite un quidam à plusieurs reprises pour que ça délivre un blanc-seing. Toutefois, j’accorde au chef de gouvernement qu’il n’est pas le premier haut personnage de l’Etat à répondre à ce type de sollicitation. Quoi que je ne sois pas certaine que ça excuse, ce n’est pas parce qu’on a fait des conneries dans le passé, qu’il faut considérer qu’elles peuvent perdurer. Bref. Ce qui est fait, est fait, n’y revenons pas outre mesure et tournons-nous vers l’avenir.

Pour partir, donc, il faudra une autorisation expresse. J’imagine donc, y compris pour quelques vacances prises dans des territoires “sûrs”. Un ptit WE à Londres pour les soldes, et hop, faut lever le doigt, une virée sur les terres natales de la première dame, hop, un ptit mot de sa maman, une razzia dans les chocolateries belges pour se remonter le moral, un tampon sur le formulaire en trois exemplaires. Par contre, trois semaines au soleil tahitien, sur les plages réunionnaises ou un peu de tourisme en Guyane, ça roule ma poule, t’es en France. Ceci étant, ça ne me choque guère que ces gens dont les revenus leur permette d’aller voir du pays le fasse. Ce qui me gène un peu plus, c’est qu’au lieu de remonter quelques bretelles, on va punir des personnalités dont les responsabilités semblent évidentes, comme des gosses de maternelle. 

Parce que sur le principe, ce n’est pas le séjour à l’étranger qui me pose un problème. Son interdiction me semble même une atteinte à la Liberté.

Reprenons le principe des vacances : pouvoir quelques jours s’échapper du quotidien, oublier un peu le boulot, profiter sereinement de ses mômes, son conjoint, ses amis. Certes, ce n’est pas à la portée de tous, j’en sais quelque chose, mais ce n’est pas parce que je n’ai pas les moyens de partir que je compte interdire aux autres d’en faire autant. Et je ne doute pas que nos ministres ont besoin de souffler un peu. Je parle ici de généralités, par rapport à la fonction, et ne tiens en aucun cas compte des personnes actuellement en poste, ni des sentiments que leur travail m’inspire. Un membre de gouvernement, par définition, en démocratie, ça a des partisans, mais ça a également des opposants. Et je peux tout à fait comprendre que ceux-ci, pendant quelques jours, sachant que leurs portables restent allumés et que les techniques actuelles rendent possible un retour rapide en cas de crise qui les concerne, veuillent passer quelques jours sans être abordés, alpaguer, sollicités, que ce soit pour une photo souvenir, un encouragement, ou une bordée d’insultes. Pouvoir aller faire le marché un matin, ou prendre le soleil sur la plage sans avoir à se soucier de l’état de leur brushing, de la couleur de leur coup de soleil ou de ce qu’ils vont acheter pour le déjeuner. Et il me parait difficile de pouvoir passer réellement un peu de temps tranquille sur le territoire. Mais bon, quelques détourneurs d’aides internationales ont bien dû acquérir quelques villas surprotégées dans nos vertes contrées et se feront un plaisir de les prêter à leurs amis. 

Voilà, vous l’avez compris, le lieu des vacances ne change rien au problème des copinages plus ou moins présentables, et prive des citoyens d’un droit que je considère comme légitime. 

Comme toujours,  une crise, une annonce, et un résultat aussi efficace que de l’éosine sur une fracture ouverte… Décidément, ils n’ont rien compris, ne savent gérer ni les crises, ni la communication (encore moins ce délicat exercice qu’est la communication de crise), leurs conseillers sont des champions du monde de l’incompétence, et à mettre un peu de peinture fraîche pour masquer les fissures n’empêchera pas les murs de s’effondrer…

mardi 14 décembre 2010

Ras le bol !

Je sature ! Restos du coeur, secours cath, pop’ et autres assoc au secours des plus pauvres. Et vas-y que chaque soir aux infos, on y va du petit couplet “heureusement qu’ils sont là”, et les jouets pour les gosses, et les ptits colis de noël avec un peu de foie gras et de chais pas quoi. Et vas-y que je te plante des chariots aux sorties des caisses et te regarde de travers si tu lâches pas ton aumône en partant.

Bon, avant de me rentrer gratuitement dans le lard comme récemment, lisez jusqu’au bout, merci. Je ne remets en cause ni l’utilité de ces bienfaiteurs, ni le besoin qu’en ont les bénéficiaires. Sauf que. Sauf que à titre très personnel, j’en ai plein le cul. Je ne suis pas assez pauvre pour bénéficier de tous ces services. Pas assez riche pour me les offrir. Il en va des aides alimentaires comme des trucs genre CMU ou tarifs dits “de solidarité” pour le gaz et l’électricité. Alors non, chez moi non plus y’a pas de sapin, pas de cadeaux de noël (oui, bien sûr j’exagère, mes enfants ont une paire d’oncle et des grands-parents), mais de moi nada. Y’a pas de repas de fête. Pas de bulles, de chocolats et de champagne. On est malade ? Non ! J’ai bien fait de les allaiter et d’avoir de quoi les maintenir en bonne santé aussi tard, parce que les soins, c’est pour ceux qui peuvent, je ne peux pas. Les lunettes, quand c’est possible, pas assez souvent, rarement quand on aurait besoin. En même temps, je ne fais pas l’aumône, et essaye autant que possible de me démerder toute seule, ou avec mes rares amis qui rechignent à me laisser dans la merde intégrale. Quand je leur dis. (ok, cette année, je dis beaucoup, mais il faut avouer que j’ai jamais eu aussi peu de fric et autant d’emmerdes, pas l’ombre d’une éclaircie, un seau de fiente succédant à l’autre quasi sans discontinuer depuis des mois). Mais au moins, qu’on ait la décence de ne pas faire miroiter un coup de pouce possible. Le seul coup de pouce que je puisse espérer des pros de la misère n’atterrirait que dans mon fondement, je ne suis pas cliente, désolée. 

Je ne suis pas particulièrement envieuse, en général, mais à force de coller des trucs sous le nez, on finit par se dire que ça doit être bien, ces trucs. Et hop, on te les retire juste quand tu pensais les effleurer. 

Alors messieurs dames des rédacs des journaux écrits, parlés, filmés, soyez sympas, c’est bien beau de montrer aux nantis comment leurs sous sont bien utilisés pour aider les plus pauvres, mais par pitié, foutez la paix aux entre-deux une fois de temps en temps ! 

Ah, et après un ptit coup de météo/point route, enchaîner sur les rayons débordants de bouffe, jeux, jouets, équipement de toute sorte, c’est pas mieux hein. Une ptit pub pour un organisme de crédit après ça je suppose ? Et ouais, si t’es pas assez pauvre pour les premiers, et à défaut d’être réellement à l’aise, et bien, on peut toujours te vendre du rêve à 20%. Les reportages sur la BDF et les surendettés, c’est en seconde partie de soirée, tu peux fermer les yeux brave gens !

Jath, qui a jamais aimé l’assistanat, qui le lui rend au centuple le con !

mardi 9 novembre 2010

De la dématérialisation...

J’aime les administrations ! Si si !

Quand je m’y déplace, je suis souvent bien reçue. Et même, j’attends rarement trop longtemps avant d’être reçue. Siiii, j’vous jure ! Bon, en même temps, je m’organise, j’évite les heures de pointes, tente de viser soit entre midi et deux quand c’est ouvert, soit à l’ouverture de l’après-midi (je ne suis pas une lève tôt, surtout quand c’est pour un truc fatalement ch*ant).

Bref, sur les gens qui y travaillent, je n’ai rien à redire. Sur l’organisation globale des trucs, c’est déjà un autre problème.

Commençons par celui qui va vite et bien : les impôts. Je n’y vais même pas, je fais mon petit courrier gentil, avec toutes les références possibles, comme ça, ils ont forcément la bonne. Et puis polie, hein, c’est un être humain qui va traiter le dossier, faudrait voir à pas l’oublier. Je reçois en général quelques jours après une réponse polie aussi de la dame (bon, dans l’absolu, ça peut être d’un monsieur sans doute, mais il se trouve que je n’ai eu que des dames qui se sont occupées de moi au fil des ans), dans laquelle on me donne la liste des pièces à fournir, pas plus de trois ou quatre feuilles. Je fais mes copies, je renvoie, et j’attends gentiment la réponse après étude consciencieuse de ma demande. Si j’ai quand même besoin d’une précision, un ptit coup de fil, j’ai directement la personne en charge du bazar, gentille, qui dit bonjour, réponds, au revoir, merci et ce genre de truc. Ah, et c’est un numéro de téléphone normal, qui tombe dans ta trésorerie, qui n’est pas surtaxé et qui te permet de joindre vraiment celui qui va mettre le nez dans tes affaires, ou au pire son collègue en cas d’absence (auquel cas, on te présente des excuses parce que tu n’as pas le correspondant prévu !!). Pourvu que ça dure, ils sont au top !

Le pôle-emploi : côté accueil et attente, rien à dire. Les gens y sont agréables, et si on attend parfois un peu si l’on a pas rendez-vous, ça reste toujours du domaine de l’acceptable. La plupart du temps, on repart avec la réponse qui va bien. Bon, par contre, le téléphone, c’est un serveur… même pas en rêve ! Ensuite. Ensuite il y a les différents dossiers à remplir. A l’inscription. Certaines pièces sont télétransmises. Quand, c’est plus ou moins un mystère, comment (en terme de qualité de l’information… hum, mieux vaut s’assurer que tout va bien). On remplit tant bien que mal les cases, en compagnie de l’agent qui vous reçoit. On papote gentiment, et on attend les courriers. Pis un jour, au bout de 7 ou 8 mois, d’un coup, vlà que l’ordi te dit que tu lui dois des sous. Glups. Tu as une gentille copine dans la maison, elle se penche sur le problème, met même à contribution un collègue pour comprendre. Verdict, y’a un problème, ramène donc toutes tes fiches de salaire de ces derniers mois, qu’on vérifie. Je ramène, je suis reçue par une dame gentille (mais debout), et on pointe. Ah ben la voilà l’erreur ! Télétransmissions de merde ! J’t’essplique : j’ai bossé pour une seule et unique boîte via une agence intérim. Mais via plein de petits contrats pour remplacer Pierre en vacances, Paul malade, ou Géraldine en formation. Et puis certains mois n’étaient pas entiers. Sauf que l’agence interim, dans sa télétransmission, ça donne par exemple : du 1er au 31 octobre : 70 heures. Alors que toi, tu as travaillé gentiment du 7 au 21, disons. Ben en indemnisations, 70 heures en 31 jours, ça fait pas du tout pareil que sur 14 jours !! Ton salaire, on le déduit des journées indemnisées : un jour travaillé = un jour en moins payé au chômage. Alors forcément, au bout d’un moment, l’ordinateur, il te dit qu’il y a un problème rapport au nombre de jours qui va pas… Au final, elle a tout recoché à la main. Vérifié (deux fois) (toujours debout, moi aussi), et la bonne nouvelle est tombée : non seulement je ne leur en dois pas, mais ils ont même un petit retard léger. Ouf. On en est sorti, non sans mal. Merci madame, au revoir et bonne journée. Mais vlà que dans la foulée, tu vas changer de statut : fin des droits à indemnités chômage. Tu dois donc remplir une demande d’ASS (Allocation Spécifique de solidarité, je vous donne pas le montant, c’est à pleurer). Pour se faire, joindre les justificatifs de tes activités des DIX dernières années ! Putain de bordel à chiotte ! Rien que ça ! Au passage, ce genre d’information a été transmise à mesure de mes diverses inscriptions. Sauf que… on les garde pas ou pas sur place, j’en sais rien, ou c’est pas le même service, toujours est-il qu’il faut repartir dans tes archives (et c’est pas que je sois bordélique, mais si, un pue quand même). Et surtout, j’ai eu de multiples emplois, de multiples employeurs, et ma foi, j’ai beau avoir de la mémoire, je ne garantis pas de me souvenir vraiment de tout le monde ! Et tu renvois donc un dossier genre annuaire un peu. Mais bon. Faut ce qu’il faut pour essayer de bouffer un peu. Oh jôa, tu rentres dans les cases, et tu reçois un petit courrier qui te dit avec quoi il va falloir vivre. Euh, c’est tout ? Ah. Bon. (tiens, j’avais un moral, où qu’il est parti ?? petit ! petit ! petiiiit !). 

Alors là, tu vas à la CAF pour voir si par hasard tu as une chance de réussir à survivre ou si tu poses ton préavis de départ de l’appart de suite. Et rebelote (bon, coup de bol, j’ai fait ça en sortant du pôle-emploi voisin, j’avais donc ce qu’il fallait, sauf un truc, mais le monsieur a fait confiance à ma mémoire, merci à lui !). Je n’ai pas attendu plus de 5 minutes, j’ai été accueilli fort convenablement. Bon, j’ai un peu eu envie de mourir vu les réponses apportées, mais ça, il n’y est pour rien le jeune homme… 

Y’a eu la sécu aussi. Un peu d’attente pour qu’on me reçoive une première fois. Pour me donner un rendez-vous avec la liste des pièces à fournir sur les 12 mois précédents. (fiches de salaire + indemnités chômage + quelques pièces genre jugement de divorce, livret de famille, etc…). Mon imprimante est tombée en panne (d’encre). Alors j’y suis allée avec les originaux (et les trois copies que j’avais eu le temps de faire). J’ai moins attendu (presque pas en fait), la dame était charmante, vraiement adorable. Et en plus elle est allée faire la trentaine de copies nécessaires ! Et ben heureusement que je lui ai laissé ce soin, parce que là, par contre, trop riche, pas de CMU. Ben tant pis hein, je vais continuer à payer mes lunettes et celles des enfants toute seule. Quand je pourrais. Ou ils se les paieront quand ils seront dans la vie active, parce que d’ici là, je ne promets rien. 

Et puis voilà que se profile une formation qui te plairait bien, alors tu demandes. Tu es convoquée pour le recrutement. Même que ça se passe bien et qu’on accepte que tu viennes participer. Youpi. Maintenant, il faut monter un dossier pour se faire payer un peu pendant la formation. La dame elle avait dit “vos certificats de travail justifiant de x heures/1 an, ou xxxheures sur deux ans”. Bon, ça va, ça, c’est pas trop dur. 

Je reçois aujourd’hui les papiers. Ah ben non, faut les certifs + les fiches de paie (je vous refais pas l’explication, mais en interim, y’a PLEIN de fiches de paie de DEUX feuilles !). Et j’ai été prévenue le jour du recrutement : faites les copies, on a pas ce qu’il faut ici ! Ah. Bon, ben j’irai les faire au pôle emploi, zut à la fin, je ne suis pas imprimeur moi !

Alors qu’en vrai, si tous ces gens avaient moyen d’accepter des pdf, j’aurais sur moi constamment une clé USB avec toute ma vie rangée dans des ptits dossiers où il n’y aurait plus qu’à se servir (bon, d’ac, je les enverrais par mail, des fois que ma clé soit vérolée…. foutus PC, ils ont peur d’attraper la grippe ou bien ?). A l’ère de la dématérialisation, le papier a encore de belles heures devant lui ! 

(Et la meilleure, c’est qu’il y a fort à parier que les copies indispensables finissent à la corbeille, scannées pour archives si on a un peu de chance - mais pas réutilisables pour autant). Pffff.

lundi 4 octobre 2010

Des conneries, on ne fait pas qu'en écrire, on en dit aussi (et réciproquement)

Info du jour (France 2, journal de 13H), une vingtaine de facultés met en place des cours de rattrapage de français obligatoire, les profs n’en peuvent plus de tenter de décrypter des textes émaillés de fautes à tous les étages. Jusque là, je me dis, tiens, bonne initiative, et puis ça fait des postes, un peu. Las, mes espoirs sont retombés bien vite quand l’invité en plateau, un monsieur grisonnant dont je n’ai pas retenu le nom, et c’est peut-être mieux ainsi, a gentiment expliqué qu’aujourd’hui, trop de matières sont enseignées, trop de sujets dans les matières, bref, trop de choses à apprendre par ailleurs, ne laissant pas loisir à nos enfants d’acquérir les bases de l’orthographe. Ah. Les pauvres chéris. Et donc, de proposer de simplifier. Non ? Sans rire il en est encore pour nous resservir ce mauvais plat froid ? Au moins un, manifestement. Elise Lucet lui demande un exemple, il recommande la suppression des voyelles inutiles à la prononciation. 

Je ne veux pas dire, mais ça me semble compliqué. Parce qu’en vérité elles le sont toutes, inutiles. Il suffit de mettre des accents ou de remplacer deux s par un c, ou de décréter que si on doit entendre z, on met z. C’est ce que fait souvent ma fille (oui, j’ai des enfants pour qui l’orthographe est un monde magique et merveilleux, mais qu’ils n’ont pas vraiment visité…). Et vous imaginez les cours ? Alors là vous mettez deux l (ou de m, n, s…) parce qu’on entend “è” pas “eu” (je n’ai pas révisé ma phonétique). Question suivante, pourquoi écrire “aprenne” alors qu’on écrit bien néoprène ? Sincèrement, est-ce que ça simplifie vraiment d’expliquer que des fois on le met, des fois pas, de façon finalement arbitraire, alors que la double consonne a souvent une histoire en l’état actuelle des choses. 

é pui si on doi sinplifié otan le fèr pour de bon. dayeur on va oublié lé virgul é la ponctuasion intèrmédièr sa sèr à rien. zut coman désidé pour les axan ? a lorèye…

je le disé plu o, jé deu zenfan ki fon dé fote, mè si je lé forse a réfléchir, il son capable dan éliminé la kazi totalité. alor je vous l afirme : se né pa zin mank de tan d’aprentisage, sé kon ne leur apran plu a réfléchir a sé détaye parse ke sa na intérésé persone pendan dé zanné. 

Bon, on va arrêter les bêtises deux minutes, c’est beaucoup plus fatigant pour la tête et les yeux de se contraindre à simplifier ! Notez, ça ferait baisser les prix des livres (ou augmenter les bénéfices des éditeurs) : plus besoin des services d’un correcteur. On pourra toujours les recycler en prof d’orthographe simplifié à destination des enseignants qui devront eux-même inculquer ces conneries à leurs élèves… Le temps que ça se généralise dans toutes les générations en vie, je pense que le mot orthographe aura purement et simplement disparu du dictionnaire. Lui-même d’ailleurs, ne sera plus qu’un objet de collection pour amateur d’antiquités et de curiosités…

dimanche 26 septembre 2010

Dezs hommes d'honneur, suite

Vous vous souvenez de cette lettre ouverte que je vous ai invité à aller lire ? La suite chez Oxygène ;-)

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