Jathénaïs

Belle Geek

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dimanche 23 septembre 2012

Un ptit jeu entre nous - Diablotin

Diablotin n’ayant plus de blog, je publie également pour lui. 

Voici l’extrait que je vous propose… Pas simple, a priori, mais sait-on jamais…
”[…] C’était évidemment à l’un de ces câbles que le meurtrier puisait l’énergie électrique grâce à laquelle il électrocutait ses victimes. Mais, après cette découverte, il ne se trouva pas beaucoup plus avancé. Il n’arrivait pas à se rendre compte de la façon d’opérer des assassins.
Pourtant, l’observation qu’il venait de faire eut cela de bon qu’elle lui permit de circonscrire sa surveillance à un espace très serré. Il y avait, précisément à quelques mètres du pont de bois, un cèdre centenaire dont le feuillage épais formait un observatoire commode.
Chaque soir, quand il était assuré que toutes les lumières étaient éteintes dans les chambres des domestiques du cottage, il glissait dans sa poche un formidable revolver à treize coups, à balles d’acier, qui portait à cent cinquante mètres et dont le tir était presqu’aussi juste que celui d’une carabine, puis il se faufilait dans les ténèbres jusqu’au tronc du cèdre, qu’il escaladait avec précaution, et il demeurait des heures entières aplati le long d’une des maîtresses branches et complètement dissimulé par le feuillage.
Les semaines cependant s’écoulaient sans amener aucun résultat et il avait besoin de toute sa patience pour ne pas abandonner l’entreprise ardue dans laquelle il s’était lancé.
Il avait des heures de découragement, il se demandait si les assassins, secrètement avertis de sa tentative, ne se moquaient pas de lui en s’abstenant de toute nouvelle entreprise criminelle jusqu’à ce que, de lassitude, il eût renoncé à la surveillance qu’il exerçait.
Il était dans cette disposition d’esprit lorsque, par une nuit sans lune, dont l’obscurité était encore aggravée par un épais brouillard venu des marais, il se rendit à son poste habituel.
Deux heures s’écoulèrent. Engourdi par la position fatigante et l’immobilité à laquelle il était contraint, il commençait à céder à un invincible besoin de sommeil. Ses yeux se fermaient, quand tout-à-coup, il tressaillit. A quelques pas de lui, il venait d’entendre le bruit sec d’un choc métallique.[…]”

samedi 22 septembre 2012

Un ptit jeu entre nous - Bebert

Finalement, Bebert a trouvé quelque chose plus vite que prévu :

” « Le cèleri rémoulade était dégueulasse, et ma femme vraiment trop mauvaise cuisinière, je n’en pouvais plus, j’ai tiré. Elle est tombée, net, sans crier, ses yeux se sont juste un peu écarquillés, du genre qu’est-ce qui t’arrive ? Elle avait l’habitude de mes blagues, j’étais d’un naturel taquin, mais, assez vite, elle a compris que je ne plaisantais pas, et sa tête a lâché sur le côté. Cette fois, elle avait tout oublié, fini !

J’ai bu une gorgée de rouge maison, du 95, une de mes meilleures années. Il était vif, avec une pointe de brioche dans le nez. J’étais content. Bien sûr, ma femme encombrait un peu la cuisine, mais elle ne bronchait pas, et elle n’avait pas tergiversé longtemps, une chance, j’aimais les choses sans bavures. “

Indice: il y a bien sûr un lien avec mon métier actuel… Mais n’en tirez pas de conclusions hâtives…

Un ptit jeu entre nous

Sur les pas des ancêtres Le Ptit jeu littéraire et le Ptit jeu cinoche, on va tenter de mixer les deux. 
Alors on pourrait dire que l’on propose soit un extrait de livre, soit une photo de film à la sagacité des lecteurs. Alors quand je dis livre, j’avoue que je pense à du texte écrit, mais que la forme n’est pas figée. Quand je dis film, les animations les longs et courts métrages, tous peuvent faire l’affaire, même les films de pub. Mais je ne veux pas d’extrait video, ni musical. On verra plus tard s’il convient d’élargir, mais on a déjà de quoi s’occuper.
Donc concrètement, une fois l’extrait mis en ligne, ceux qui doivent découvrir auteur et oeuvre ont tout loisir de poser des questions. Auxquelles on répond comme on veut ! (et quand on peut). Par contre, il ne faut pas faire de recherche dans les moteurs sur l’extrait ou les noms propres qu’il contiendrait. C’est pas un concours google vs bing ! Nan, faut trouver avec sa petite tête (les recherches sur les oeuvres d’un auteur, sur la biographie de quelqu’un, etc, ça par contre, c’est autorisé !) Pour les photos de films, on les trouvait généralement sur des sites type allociné, mais gare au nom des photos, on a eu connu des ptits malins !
Humour, bonne humeur et chacalisation autorisés ! (la chacalisation est un art qui consiste à rester tapi dans l’ombre, collecter tous les indices, observer les recherches actives des copains, et donner la solution avant eux sans s’être donné trop de mal, mais toujours avec humour !)
Je vais donc commencer. Celui ou celle qui trouvera reprendra la suite sur son blog. S’il a pas de blog, je lui ferais un peu de place ici. Merci par contre de bien mettre les liens, si l’on ne veut pas que ça se perde dans la nature un jour où l’autre. 
Dernière précision : on va pour le moment poster du francophone. J’ai été attirée par un truc en anglais, mais je vais pas suicider le jeu tout de suite ;-)
Aller c’est parti ! 
[…]Masklinn s’assit à côté du lit, tandis qu’Angalo racontait le monde extérieur avec un enthousiasme débridé, comme quelqu’un qui a passé sa vie les yeux bandés et qui voit enfin pour la première fois. Il parla de la grande lumière dans le ciel, de routes remplies de camions, et de grandes choses qui sortaient du plancher et qui étaient couvertes de bidules verts…
-Des arbres, glissa Masklinn
…et de grands bâtiments où on avait embarqué ou déchargé les marchandises du camion. C’était dans l’un d’eux qu’Angalo s’était égaré. Il était descendu pendant un arrêt, pour aller aux toilettes, mais il n’avait pas pu réintégrer sa cachette avant le retour et le départ du chauffeur. Alors il avait grimpé dans un autre camion, qui était parti au bout d’un moment pour faire halte dans un grand parc rempli de camions. Angalo avait commencé à en chercher un qui appartienne à Arnold Frères (fond. 1905).[…]

Edit : Trouvé par Bebert : Terry Pratchett, Le grand livre des gnomes Tome 1, Les Camionneurs

dimanche 4 septembre 2011

De l'égalité des sexes

Ecoutant d’une oreille distraite par les nombreuses questions de mon fils sur le fonctionnement politique de notre beau pays (il aura 18 ans 9 jours avant la présidentielle, et il sera dans l’isoloir le jour dit, ptet même il sera devant le bureau avant qu’il ouvre, d’ailleurs si il pouvait y aller tout de suite, il le ferait !), j’entends Martine Aubry parler d’instaurer la parité homme-femme par une loi. Je n’ai pas entendu le reste, mon oreillette me souffle qu’il s’agit uniquement de l’égalité de traitement (et de salaire) au sein des entreprises. Il me semblait qu’une loi existait déjà en la matière, mais elle prévoit des pénalités sans doute plus convaincantes. 
Bref, peu importe, j’étudierais les programmes des uns et des autres en temps et en heure, ça a juste mis mon pauvre petit esprit malmené en marche. Et si une loi imposait la parité quantitative entre homme et femme ? J’entends par là que les entreprises soient contraintes d’avoir autant d’hommes que de femmes. 
Alors alors. Ce pourrait être drôle. Et finalement, paradoxalement, je ne vois aucun problème à voir une femme exercer des métiers d’hommes, si durs soient certains, quoi que j’émette quelques doutes sur les envies de mes consoeurs d’aller bosser dans la métallurgie (à part quelques danseuses qui ont trop regardé les nanars des 80’s), ou ramasser les poubelles derrière un joli camion. Inversement, je vois tout de suite plus d’inconvénients à voir ces messieurs exercer certaines activités. Les filles, vous iriez acheter votre lingerie dans une boutique tenue par un homme, même charmant ? Vous iriez chez votre esthéticien préféré pour vous faire faire le maillot ? Messieurs, vous feriez une french ou poseriez des faux ongles ? 
Notez qu’il y a probablement des situations où les hommes préfèrent avoir à faire à un autre homme, mais là, va falloir m’aider les garçons, je visualise moins bien. 
Et puis tant que vous y êtes, hommes, femmes, autres, quels boulots “typiquement” de l’autre sexe auriez-vous envie de faire, ou au contraire pas du tout du tout ?

mercredi 27 juillet 2011

Puisque l'hiver arrive....

Il est temps de faire ma wishlist d’anniversaire. En plus, c’est chouette, on a un mois de novembre plutôt doux cette année !

Alors pour commencer, pensons à mon joujou :

Alors à l’idéal vous m’offrez ceci, mais sinon, on pourra se contenter de cela, voilà pour les grands yeux. Ensuite, un truc qui passe partout… dans ce genre  par exemple, ou ceci à la rigueur.

Ah oui, un ptit monopod avec sa rotule me plairaient bien aussi… je dis ça, je dis rien, hein.

Côté maison, pfff, si vous êtes riche, offrez-moi une maison meublée, même par D&co si vous voulez, ce sera toujours pas pire… Sinon, je crois que mon matelas va devoir être changé sous peu, je n’ai toujours pas trouvé le bureau de mes rêves, j’ai toujours une grosse télé à tube qu’on me prête, et bon, en fait, la liste est trop longue ici… je devrais ptet me lancer dans une franchise suédoise ?

En cuisine… dès que j’aurais des meubles assez grands, je voudrais une plancha avec des rebords, plaque métal mais pas antiadhésive si possible, une vraie cuisinière entière, ou des plaques avec un meuble à casseroles en dessous.. (à gaz les plaques), un lave-vaisselle, un petit siphon, un gaufrier… de nouveaux couteaux qui coupent, et une batteries de casseroles et poêle sans queues (enfin, amovibles, quoi).

Pour aller avec le nouveau bureau, un grand iMac, et puis tant que vous y êtes, la dernière mouture du téléphone pommé et un iPad. Et pour aller avec la télé que vous n’oublierez pas (une grande, je suis miro), un AppleTV.

Bon bon bon… ben écoutez, quand j’aurais tout ça, je réfléchirais à la suite.

Ah si, je serais pour le retour du sèche-linge dans ma maison aussi… Voilà. En vous remerciant !

mardi 12 juillet 2011

Le bruit et l'odeur

J’avais en tête depuis un certain temps de vous causer de petites choses. Les petits bruits, les odeurs. Et puis il y a les petits rituels aussi. Et je crois que c’est le moment. C’est à ces petits rituels qu’on jauge de notre degré de concentration. Ou pas justement.

C’est ainsi que, prise par la chaleur et un téléfilm ricain à deux balles dont j’ai déjà deviné la fin, bien que n’ayant pas vu le début, entre une lessive et une énième séance de repassage, je me dis qu’un petit café serait bien. Alors je me lève, je prends une tasse dans le buffet, vais à la cafetière que j’avais pris soin de lancer un peu plus tôt, je la remplis, puis me dirige vers le réfrigérateur pour y ajouter le lait. Il se trouve que je pose toujours ma tasse juste à gauche, sur le rebord de l’évier. Et … merde, il y en avait une. Avec le lait en plus. Encore chaude… Et je l’avais tout à fait oubliée. 

Tout bien réfléchi, oui, je me suis levée un peu plus tôt. Et j’ai pris une tasse, je me suis servi mon café, j’y ai mis mon nuage de lait, et… et je suis tombée sur le saucisson, en ai coupé deux ou trois tranches, l’ai remis en place, et suis allée me les grignoter devant ma niaiserie, jusqu’à en oublier mon précieux breuvage… Je ne perds pas encore la tête, mais j’ai besoin de changer d’air !

Revenons un peu à mon thème initial. Les ptits bruits. Il y a ceux qu’on aime, qu’on déteste, qui agacent, effraient, excitent… Et idem pour les odeurs, qui parfois s’associent aux bruits. 

Ainsi il en va du glouglou de la cafetière suivie de l’arôme de mon indispensable carburant. Du plop du bouchon de vin qu’on humera avec gourmandise un instant plus tard. Le fricchhhhh du beurre dans la poêle avant d’y mettre une belle entrecôte, le crépitement du feu, l’odeur du bois qui brûle. L’odeur de la pluie et le bam magistral des éclairs. Le zzzzzzzzip d’une fermeture éclair, associé au parfum de celui qui aime en jouer. Le bruit d’une clé dans la serrure, le tap tap tap des papattes du chat dans l’escalier à l’heure des jeux ou de la gamelle. L’odeur du rôti ou des gâteaux dans le four, ou fraîchement sortis. 

Dans un autre genre il y a aussi les boumboums, coups de marteau ou basses infernales, du voisinage. Les vraoum de l’autre andouille qui pense qu’allumer son diesel une demie heure avant de partir, sous mes fenêtres, est judicieux, et l’odeur à vomir de son moteur encrassé. Les bip bip bip des engins qui reculent. Le bruit des tondeuses, et autres appareils du genre, qui chantent toujours trop tôt. Les camions poubelle ou nettoyeurs de trottoirs, les mobylettes ou scooters pétaradants, la sonnerie de la porte. L’odeur du feu, pas le feu rassurant dans la cheminée ou le barbecue, non, celui qui mange les murs, les arbres, détruit… N’importe quelle odeur quand les hormones les rendent insupportables, au petit matin. 

Liste non exhaustive, naturellement !

Et vous ? Celles que vous aimez ? Détestez ?

mercredi 6 juillet 2011

On peut rêver non ?

Aller, juste pour rire, un petit marronnier : la cagnotte du tirage de la loterie européenne de ce soir atteint la modique somme de 185 millions d’euros. 

Je vous le mets en chiffres ? 185.000.000€. 

En toutes lettres : cent quatre vingt cinq millions d’euros. 

En SMIC ? 135 531 mois de salaire. 11 294 ans de paye. 

Vu comme ça, ça calme non ? Alors juste pour passer le temps : si vous gagniez, vous feriez quoi ?

jeudi 16 décembre 2010

Plan anti-neige

Nos ministres l’ont dit, messieurs les Préfets, il va falloir anticiper mieux les événements climatiques, c’est scandaleux vu que les prévisionnistes sont incapables de donner des informations fiables au centimètres près. Non, c’est vrai quoi, annoncer un épisode exceptionnel et ne pas être foutu de savoir si il y aura 10, 12 ou 15 cm de neige, quelle bande de nuls ! Hors de question que les blocages de la dernière fois recommencent, et puisqu’on constate un “léger” décalage entre les problèmes et la mise en place des solutions, il faut agir en amont. Prévenir pour ne pas avoir à guérir. Soit, sur le principe, je n’ai rien contre l’idée. 

Donc ils bossent le sujet. Je suppose.

La nuit dernière, déjà, premier indice. Mon ex-mari au téléphone, en voiture, m’annonce qu’il croise un chasse-neige. Euh… t’es sûr ? Oui ! Bon. Vérification faite à ma fenêtre (il était à moins d’1 km de la maison, pas à l’autre bout du pays), et confirmation prise, pour lui comme pour moi, si il y avait 5 mm, c’était vraiment le maximum. Même pas de quoi blanchir totalement la rue. Mais le chasse-neige passait. A cette heure avancée et sans précipitation, j’ose espérer que c’était simplement un déploiement géographique des engins en des points stratégiques pour le lendemain (mais de là à faire tourner les mecs la nuit, pfff, z’auraient pas pu faire ça la veille ? les pauvres ont assez à faire quand le moment est réellement venu).

Soit.

Ce matin, quelques petits flocons de rien. Juste le froid. Piquant.

Et d’ailleurs, à l’heure de prendre ma pause, je descends avec une de mes co-stagiaire, et nous nous mettons à l’abri (ok, nous protègeons nos iPhones des flocons en fait, parce que le vent et le froid ne nous abandonnent pas). Du coup, nous nous retrouvons sous un angle inhabituel, et je laisse mon regard se promener. C’est jour de marché, des camions, des stands, peu de monde, les quelques courageux emmitouflés, le nez dans les écharpes, les camelots qui font les cent pas pour tenter de résister à la bise. Un mouvement d’oiseaux m’attire un peu plus haut. Un truc bizarre. Il y a bien quelques oiseaux qui volent librement, mais j’en vois deux quasi sur place. Uh ? Ah oui, de fait, ils font du sur place, bien contre leur gré ! Passée la surprise, j’ai éclaté de rire, imaginant ici LA solution ultime, trouvée victorieusement dans un petit bureau bien chauffé, dans les étages de la préfecture. “Si si, monsieur le Préfet, imaginez : les routes coupées, les lignes électriques et téléphoniques qui se cassent sous la glace. Et bien nous pourrons continuer de communiquer avec les autres villes du département !” Ainsi soit-il, et de m’imaginer de telles installations fleurir sur les toits un peu partout. 

la volière du marché couvert

Le seul inconvénient, c’est que les piafs vont peut-être bien mourir gelés avant la fin si ça continue, je ne sais pas à combien ça résiste, mais sans liberté de mouvement pour se réchauffer… (

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